Laure Conan (1845-1924)

 

Vue de l’extérieur, la vie de Félicité Angers, qui écrivit sous le pseudonyme de Laure Conan, est la simplicité même. Née à La Malbaie d’une vieille famille canadienne, elle fait ses études chez les Ursulines de Québec (1858-62) puis revient dans son village natal où elle mène une vie retirée, s’adonne à l’horticulture, à la lecture puis à la création littéraire. Elle avait voué à son père et à son frère (lequel, paraît-il, corrigeait ses manuscrits) une profonde admiration. Il semble probable aussi qu’elle connut un grand amour malheureux qui expliquerait en partie son désir d’écrire ainsi que les caractéristiques de son oeuvre.

Après la publication de sa première nouvelle, Un amour vrai (1878), elle se passionne pour l’histoire du Canada, pratique Garneau, dépouille les Relations des Jésuites. En 1893, elle s’établit chez les religieuses du Précieux Sang à Saint-Hyacinthe où elle dirige la revue La Voie du Précieux Sang jusqu’en 1898. Revenue à La Malbaie pour prendre soin de sa soeur, elle poursuit sa carrière littéraire et entretient une correspondance active avec les principaux écrivains canadiens de l’époque. Atteinte de maladie, elle se retire d’abord dans un couvent de Sillery puis à l’Hôtel-Dieu de Québec où elle meurt le 6 juin 1924.

Son oeuvre est abondante: Angéline de Montbrun (1882); L’Oublié (1900); La Sève immortelle (1925), etc.

 

Sources: Histoire de la littérature canadienne-française par les textes, Gérard Bessette, Lucien Geslin et Charles Parent, Centre éducatif et culturel, Inc., 1968.

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Laure Conan : chronologie.

 

Étude sur Angéline de Montbrun

par Henri-Raymond Casgrain.

Une femme auteur au Canada

par Pierre J. O. Chauveau

 

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Les oeuvres de Laure Conan

disponibles à la Bibliothèque

 

 

 

 

 

 

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