vendredi 31 décembre 2004
Claude-Henri Grignon
«Je n’ai pas connu, dans mon enfance, et je vous dirai, dans une partie de ma jeunesse, jusqu’à vingt ans, je n’ai pas connu un seul être malheureux et misérable ici, à Sainte-Adèle. Ils étaient sûrement dans la misère. C’était une condition acceptée à l’avance. Voyez-vous, il faut comprendre qu’à cette époque-là, dans les années 1890, le sort c’était d’accepter de vivre sur des terres rocailleuses. Les habitants étaient satisfaits de cela. Qu’est-ce qui les charmait? Le décor, les lacs, les rivières, les montagnes, la chasse, la pêche et les bonnes soirées, les contes à la veillée, les danses à fond de train. Quand on pense que les fêtes commençaient le 25 décembre pour se terminer le Mardi gras!!! Ça, c’étaient des fêtes!!!»Claude-Henri Grignon, dans un entretien qu’il accordait à Réginald Hamel, le 18 octobre 1964, reproduit dans Le Québec littéraire, automne 1988, no 1.
