Maria Chapdelaine, vu par Gérard Bouchard.
Par Jean-Yves Dupuis, mardi 14 juin 2005 à 19:41 :: Littérature québécoise :: #95 :: rss
« ... Le roman de Louis Hémon, qui est devenu un symbole à travers lequel une grande partie de notre culture savante s’est représenté la société rurale, est un roman qui ne faisait aucune concession aux couleurs locales ou à la langue de ces paysans que Hémon avait observé, et avec lesquels il avait vécu... il n’y a pas de concessions... il n’y a pas beaucoup d’écho de ce qu’était la langue de ces paysans, cette culture, la vie quotidienne de cette société qu’il a décrite... Ensuite il a projeté à travers une représentation de l’enracinement et de la mémoire qui, à mon avis, ne dit qu’une partie de ce qu’était cette société qui, par ailleurs, était extraordinairement mobile... c’était une société de déplacement, de transfert et de réenracinement... C’est la fidélité aux vieilles traditions, aux vieux idéaux, aux vieilles valeurs... à mon avis, c’est un roman qui parle d’enracinement et de permanence, alors que cette société ne se construisait pas de cette manière et n’était pas vécue de cette façon... »
Gérard Bouchard, à l’émission Passages, 7 juin 2000, sur les ondes de CBFX-FM, Radio-Canada.
Gérard Bouchard, à l’émission Passages, 7 juin 2000, sur les ondes de CBFX-FM, Radio-Canada.

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