Opinions, sentiments et imbécilité
Par Jean-Yves Dupuis, lundi 29 août 2005 à 06:26 :: General :: #125 :: rss
La guerre des Boers (1899-1902) opposa les colons d'origine néerlandaise d'Afrique du Sud aux Britanniques, qui, victorieux, annexèrent le Transvaal et l'Orange.
Ce fut sur la question de la participation du Canada à cette guerre que se disputèrent Wilfrid Laurier, alors premier ministre, et Henri Bourassa, journaliste et député, farouchement en désaccord avec l'envoi de troupes:
- Avez-vous tenu compte de l'opinion de la province de Québec? demande Bourassa à Laurier.
- Mon cher Henri, la province de Québec n'a pas d'opinion, elle n'a que des sentiments, rétorque le premier ministre.
- Il se peut que nous n'ayons que des sentiments, mais ce sont des sentiments nobles, réplique Bourassa.
Par ailleurs, Henri Bourassa avait des sympathies ultramontaines et, à la tête du Devoir, ses idées très arrêtées furent une source de conflit entre lui et Olivar Asselin. "Cet imbécile d'Henri Bourassa", dira Laurier Lapierre, auteur d'une biographie de Wilfrid Laurier.
Ce fut sur la question de la participation du Canada à cette guerre que se disputèrent Wilfrid Laurier, alors premier ministre, et Henri Bourassa, journaliste et député, farouchement en désaccord avec l'envoi de troupes:
- Avez-vous tenu compte de l'opinion de la province de Québec? demande Bourassa à Laurier.
- Mon cher Henri, la province de Québec n'a pas d'opinion, elle n'a que des sentiments, rétorque le premier ministre.
- Il se peut que nous n'ayons que des sentiments, mais ce sont des sentiments nobles, réplique Bourassa.
Par ailleurs, Henri Bourassa avait des sympathies ultramontaines et, à la tête du Devoir, ses idées très arrêtées furent une source de conflit entre lui et Olivar Asselin. "Cet imbécile d'Henri Bourassa", dira Laurier Lapierre, auteur d'une biographie de Wilfrid Laurier.

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