Jules Fournier n’a écrit qu’un seul roman,
Le crime de Lachine. Il en a fait la rédaction, comme il le dit lui-même dans la préface, en une semaine, soit du 19 au 26 décembre 1904, alors qu’il n’a que vingt ans. Il destinait cette oeuvre pour une collection de livres à dix sous, mais par la suite la céda au journal
Le Canada qui le servit en feuilleton à ses lecteurs, un an plus tard, du 23 décembre 1905 au 18 janvier 1906. Le roman ne parut jamais en volume par la suite. La première édition est donc celle présentée ici.
Le crime de Lachine. (PDF) 386 Ko.
"Beaucoup tiennent Jules Fournier (1884-1918) pour notre meilleur journaliste, et ont-ils tort? Jules Fournier n’avait pas, mais pas du tout, le style d’un journaliste canadien. Nourri de Voltaire, de Veuillot et de l’ironie francienne, aucun de nos écrivains n’eut la phrase plus nette, plus classique. Il avait autant d’esprit qu’Arthur Buies, mais un goût beaucoup plus sûr.
L’Action, un hebdomadaire qu’il rédigeait presque seul, reste sans doute notre journal le mieux écrit, et son ami Olivar Asselin a pu en cueillir les meilleurs articles pour en fabriquer avec d’autres morceaux un florilège,
Mon encrier, où l’on rencontre peut-être les pages les plus françaises qu’ait données le pays de Québec." -- Berthelot Brunet,
Histoire de la littérature canadienne-française.
Le prix Jules-Fournier est décerné chaque année à un journaliste de la presse écrite québécoise en reconnaissance de la qualité de la langue de ses écrits journalistiques.