vendredi 25 novembre 2005
À la Sainte-Catherine
25 novembre... Voici alors un conte québécois du dix-neuvième siècle, à l'occasion de la Sainte-Catherine.
À la Sainte-Catherine
par Charles-Marie Ducharme.
Colette ne voulait point coiffer Sainte-Catherine!
On le savait depuis longtemps au village des Rassis, aussi chaque année, les malins, qui la voyaient toujours sans amoureux, ne manquaient-ils pas d’aller lui présenter leurs plus sincères condoléances.
Ils se préparaient encore en 187* à recommencer leur sempiternel refrain, sous la fenêtre de la belle découragée quand, dès la matinée du 25 novembre, une nouvelle incroyable... stupéfiante, se répandit par tout le village: Colette avait avoué en secret, à une intime, que c’était sa dernière Sainte-Catherine, et que la journée ne se passerait point sans que l’on vît du nouveau.
À la Sainte-Catherine
par Charles-Marie Ducharme.
Colette ne voulait point coiffer Sainte-Catherine!
On le savait depuis longtemps au village des Rassis, aussi chaque année, les malins, qui la voyaient toujours sans amoureux, ne manquaient-ils pas d’aller lui présenter leurs plus sincères condoléances.
Ils se préparaient encore en 187* à recommencer leur sempiternel refrain, sous la fenêtre de la belle découragée quand, dès la matinée du 25 novembre, une nouvelle incroyable... stupéfiante, se répandit par tout le village: Colette avait avoué en secret, à une intime, que c’était sa dernière Sainte-Catherine, et que la journée ne se passerait point sans que l’on vît du nouveau.
