La Bibliothèque électronique du Québec

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mardi 31 janvier 2006

Quelques liens

Dans son blogue toujours intéressant, l'auteure Francine Allard écrit, dans un billet du 25 janvier (Lettre à VLV): "Mes lectures d’une trentaine des derniers romans publiés ont renforcé l’idée que l’on publie aisément au Québec. On publie parce qu’on est une jolie fille, parce qu’on est enseignante de littérature (l’une n’excluant pas l’autre); on publie parce qu’on a été comédien, on publie parce qu’on a une plume exceptionnelle (rarement). Mais on publie." -- Tout le billet.

Le 7 mars 1967, Radio Canada diffusait une interview de Jack Kerouac dans le cadre de l'émission Le Sel de la Semaine. L'intégralité de l'entretien (23 minutes) est disponible en ligne ici. C'est en français bien sûr.

Et du même coup, sur Radio-Canada encore, pourquoi ne pas écouter ici une longue entrevue avec l'écrivain Hugh MacLennan, auteur du roman Two Solitudes (Les deux solitudes), roman que j'ai lu entre Noël 1985 et le Jour de l'An (!), que j'avais beaucoup aimé d'ailleurs. "Son livre aborde la délicate question des relations entre les anglophones et les francophones au Québec", dit-on sur la page de présentation. L'interview, diffusée en 1975, est une des rares que l'auteur ait accordée en français. Il est mort en 1990.

Dans le cadre d'Une vie, une oeuvre, France-Culture diffusait, le 29 janvier, une émission sur Thomas More, l'auteur de l'Utopie. Les émissions sont archivées sur le site.



Histoire d'un baiser, Albert Cim

Nouveauté: Histoire d'un baiser, un recueil de contes d'Albert Cim.

Histoire d'un baiser. PDF. 456 Ko.

Albert Cim (1845-1924), de son vrai nom Albert Cimochowski, était le fils d’un officier polonais et d’une mère française. Il naquit à Bar-le-Duc en 1845. Il a été fonctionnaire des Postes et des Télégraphes à Paris, mais son activité d’homme de lettres lui valu d’être cinq fois lauréat de l’Académie Française. Il resta très attaché à sa ville natale qu’il évoqua dans plusieurs de ses écrits.


lundi 30 janvier 2006

L'association Sésame

Les volumes de la Bibliothèque sont ou seront bientôt disponibles à l'association Sésame qui "a pour objectif de mettre à la disposition des personnes déficientes visuelles et des autres personnes handicapées empêchées de lire (et à elles seules) le plus grand nombre possible d'ouvrages sur support informatique". L'association est installée à Paris. Plus d'info ici.



La fabrique de crimes, de Paul Féval

Nouveauté: La fabrique de crimes, un roman étrange, parodique, déconcertant, de Paul Féval.

La fabrique de crimes. PDF. 387 Ko.

La production littéraire de Paul Féval (1817-1887) est énorme: il a écrit 72 romans; des romans de cape et d'épée (Le Bossu...), des romans policiers (Les Habits noirs, Les Compagnons du silence...), des romans bretons (La Fée des grèves, Le loup blanc...), 68 nouvelles et contes, 18 pièces de théâtre, des brochures de propagande religieuse, un récit autobiographique en 4 volumes, Les étapes d'une conversion, où il raconte son parcours vers la foi. Son oeuvre a connu un immense succès, mais vers la fin de sa vie, les temps avaient changé et ses livres, étant un peu passé de mode, se vendaient moins bien.


Autre nouveauté: Les aventures de M. Colin-Tampon, de Jules Girardin. Ce court récit, une sorte de farce, raconte les mésaventures cocasses, à la chasse, de M. Colin-Tampon, conseiller municipal, propriétaire d'une mercerie, et inventeur du bouton inamovible qui a fait sa fortune.

Les aventures de M. Colin-Tampon. PDF. 166 Ko.


dimanche 29 janvier 2006

Le spleen de Paris, de Baudelaire

Nouveauté: Le spleen de Paris: petits poèmes en prose, de Charles Baudelaire.

Le spleen de Paris. PDF. 483 Ko.

Le Spleen de Paris parut en 1869, deux ans après la mort de son auteur. Baudelaire avait conçu d’écrire un volume de poèmes en prose dès 1857. Il peina jusqu’à la fin de sa vie pour terminer ce livre. La presque totalité des textes fut cependant publié dans diverses revues. Baudelaire mentionne successivement plusieurs titres pour ce futur recueil; finalement, il hésita entre Le Speen de Paris et Petits poèmes en prose; aujourd’hui on emploie l’un ou l’autre de ces titres.

Lien:

Une galerie d'images, des textes, un forum, et bien d'autres richesses se retrouvent sur le site litteratura.com.

samedi 28 janvier 2006

Le Monde diplomatique

Le Monde diplomatique ne fait pas seulement analyser les grands enjeux politiques de la planète. Il y est parfois aussi question de littérature.

Voici quelques pages intéressantes:

"Partant du roman de Cervantès Don Quichotte, dont on célèbre cette année le 400e anniversaire de la publication, l’écrivain mexicain Carlos Fuentes s’interroge sur les qualités qui expliquent la portée universelle de certains grands romans de la littérature internationale. Du Château de Franz Kafka à Moby Dick de Herman Melville, en passant par Lumière d’août de William Faulkner..." -- À la louange du roman, décembre 2005.

Don Quichotte à Tanger, une nouvelle de Tahar Ben Jelloun. Août 2005.

"Avec son nouveau livre, Le Rideau, qui paraît ce mois-ci à Paris aux éditions Gallimard, Milan Kundera étend sa réflexion sur l’art du roman. Le monde, suggère-t-il, nous est voilé par un «rideau» d’interprétations toutes faites, d’images fallacieuses, de représentations édifiantes et mensongères. Et la fonction du roman, depuis l’aube des temps modernes, est de le déchirer, pour révéler ces quelques éclats de vérité auxquels seuls les authentiques romanciers peuvent nous faire accéder." -- Guy Scarpetta, Pouvoirs du roman, avril 2005.

Le mot déguisé en chair, un texte du prix Nobel de littérature 2005, l'Autrichienne Elfriede Jelinek.

La Nuit de l’éclipse, une nouvelle de Gabriel Garcia Marquez, août 2003.


vendredi 27 janvier 2006

Un drame au Labrador, de Wenceslas-Eugène Dick

Nouveauté: Un drame au Labrador, de Wenceslas-Eugène Dick, dans la collection Littérature québécoise.

Un drame au Labrador. PDF. 598 Ko.

Wenceslas-Eugène Dick (1848-1919) est né à Saint-Jean, dans l’île d’Orléans, près de Québec. Il obtint un diplôme en médecine. Il collabora à plusieurs journaux et revues, dans lesquels il publia des contes, des nouvelles, des poèmes, des chroniques. Il publia aussi quelques romans: L’enfant mystérieux, en 1890; Un drame au Labrador, en 1897; et Le roi des étudiants en 1903. En 1998, les Éditions de la Huit (Québec) ont fait paraître la première édition de son premier roman, qui avait d’abord paru en feuilleton en 1875: Une horrible aventure.

Aussi, disponible à la Bibliothèque, de ce même auteur:

L'enfant mystérieux. PDF. 1418 Ko.


jeudi 26 janvier 2006

L'affaire Guibord, Adrien Thério...

Pierre Monette, dans le magazine Voir:

"L'affaire Guibord est une des pages noires de notre histoire.
"En novembre 1869 meurt Joseph Guibord, un simple imprimeur, un petit notable comme tant d'autres, qui a cependant commis un grave péché: il était membre de l'Institut canadien. Cette association culturelle possédait une bibliothèque dans laquelle on trouvait des oeuvres à l'index, c'est-à-dire des livres interdits par le clergé: des ouvrages scientifiques, des recueils de poèmes, des romans pas assez moraux aux yeux des ultramontains, les intégristes catholiques de l'époque.
Et voilà que Mgr Bourget interdit d'enterrer le pauvre Guibord dans le cimetière catholique de Montréal. S'ensuit un procès retentissant opposant ultra-cathos et libéraux: ceux qui ne tenaient pas à ce que le Québec d'alors se soumette totalement aux soutanes! L'affaire Guibord durera finalement quatre ans. On parviendra malgré tout à inhumer Guibord au cimetière de la Côte-des-Neiges. Il faudra cependant le faire sous la protection de l'armée! Et on devra recouvrir son cercueil d'une dalle de ciment afin d'éviter toute tentative de profanation du cadavre."

Tout l'article de Pierre Monette.

Sur ce sujet, en 2000, XYZ Éditeur a publié un livre d'Adrien Thério: Joseph Guibord, victime expiatoire de l'évêque Bourget.

Du même Thério, mort en 2003 et dont on se souvient qu'il a été longtemps directeur de la revue Lettres québécoises, le même éditeur réédite Ceux du Chemin-Taché, qui avait d'abord paru en 1963. J'avais lu, il y a très très longtemps, j'en garde un souvenir très vague mais plutôt bon. Réginald Martel, lui, semble avoir plus ou moins aimé...

Adrien Thério avait par ailleurs consacré sa thèse de doctorat au journaliste Jules Fournier. Le site Lux Éditeur publie en ligne "une version partiellement revue de cette étude importante pour qui souhaite mieux comprendre ce journaliste iconoclaste, considéré à juste titre parmi les plus importants du genre."

Adrien Thério: Jules Fournier, journaliste de combat. (PDF) 159 ko.


mercredi 25 janvier 2006

Un printemps à Pétersbourg, de Dostoïevski

Nouveauté: Un printemps à Pétersbourg, de Fiodor Dostoïevski, dans une traduction de J.-W. Bienstock.

Un printemps à Pétersbourg. PDF. 375 Ko.

Un printemps à Pétersbourg est, comme le dit son auteur, un feuilleton où il tente "de parler [...] des nouvelles de Pétersbourg et de décrire [...] la vie à Pétersbourg". Le texte est suivi de Souvenirs de Madame A. G. Dostoïevski où l'épouse de l'écrivain, qu'elle appelle constamment "mon cher mari", relate sa vie d'exil, en Allemagne, puis le retour à Pétersbourg, où le couple fait face à une accumulation de dettes et à une vie précaire.

"Si nous avions eu un peu d’argent, Fiodor Mikhaïlovitch n’eût pas été obligé de proposer ses romans aux rédactions; il aurait attendu qu’on vînt chez lui, comme le faisaient tous les écrivains qui vivaient dans l’aisance: Tourgueniev, Ostrovski, Pisemski et d’autres. S’il n’avait pas eu ces dettes et les soucis qui l’opprimaient, Fiodor Mikhaïlovitch au lieu d’écrire ses œuvres à la hâte, comme il l’a fait, aurait pu les corriger, les travailler avant de les remettre à l’imprimerie et l’on peut comprendre combien elles y auraient gagné du point de vue de l’art. Jusqu’à la fin de sa vie, Fiodor Mikhaïlovitch n’a pas écrit un seul roman dont il fut satisfait, et cela à cause de nos dettes." -- extraits de Souvenirs de Madame A. G. Dostoïevski.


mardi 24 janvier 2006

Une pièce de George Sand

Nouveauté: Un bienfait n’est jamais perdu, une courte pièce de George Sand, qu'elle a qualifié de proverbe.

Un bienfait n’est jamais perdu. PDF. 154 Ko.

"De nos jours, l’un des rares auteurs de théâtre du XIXe siècle à être reconnu, joué, célébré est Musset. On ne joue plus ni Hugo, ni Dumas, ni Sand. Lorsqu’on cite cette dernière, ce n’est que pour signaler qu’elle écrivit Une Conspiration en 1537, ébauche dont se servit Musset pour créer Lorenzaccio. Les gens du siècle passé auraient été bien surpris d’apprendre que pour nous George Sand n’est que l’auteur de romans champêtres alors que pour eux elle était autant journaliste (de gauche sinon d’extrême gauche) qu’auteur de pièces à succès. Elle écrivit en effet plus de vingt pièces entre 1849 et 1871; il ne se passait pas une année sans qu’on jouât l’une d’elles." -- plus, sur le site Le français dans tous ses états, Revue du réseau CNDP, pour les enseignants de français.


lundi 23 janvier 2006

Carnet d'un inconnu, de Dostoïevski

Nouveauté: Carnet d'un inconnu, de Fiodor Dostoïevski, dans une traduction de J.-W. Bienstock et Charles Torquet. Ce roman est parfois traduit sous le titre de Le village de Stépantchikovo et ses habitants ou encore Le bourg de Stépantchikovo et sa population.

Carnet d'un inconnu. PDF. 844 Ko.

"Écrit après dix années de bagne alors qu’il préparait Humiliés et offensés ainsi que ses Carnets de la maison morte, Le Bourg de Stépantchikovo relève plus de la farce que du roman de mœurs que laissaient augurer Les Pauvres gens, Le Double et Nétotchka Nezvanova. Comme souvent chez Dostoïevski, le héros n’est pas le narrateur (ici le neveu de l’hôte). Ce dernier n’est que témoin. Pire, dans ce roman, il est impuissant et quoi qu’il puisse dire ou faire, son oncle, être simple et à la limite de la stupidité, n’en tient pas compte." -- Plus.


dimanche 22 janvier 2006

La mort de George Sand

À la mort de George Sand, Fiodor Dostoïevski a écrit un très beau texte (juin 1876).

La mort de George Sand. PDF. 69 Ko.

"J’avais seize ans, je crois, quand je lus une de ses œuvres de début, l’une de ses plus charmantes productions. Je m’en souviens bien; j’en eus la fièvre toute la nuit qui suivit ma lecture. Je ne crois pas me tromper en affirmant que George Sand prit, pour nous, presque immédiatement, la première place dans les rangs des écrivains nouveaux dont la jeune gloire retentit alors par toute l’Europe." -- Fiodor Dostoïevski.



Edgar Allan Poe

"Étrange rituel pour un admirateur d'Allan Poe: Certains admirateurs ont de la suite dans les idées: pour la 57e année de suite, à Baltimore, un homme mystérieux est venu déposer en ce 19 janvier des roses et une bouteille de cognac sur la tombe de l'écrivain Edgar Allan Poe, dont c'est l'anniversaire de naissance." -- la suite sur le site de Radio-Canada.


samedi 21 janvier 2006

Chéri-Bibi et Cécily, de Gaston Leroux

Nouveauté: De Gaston Leroux, un roman: Chéri-Bibi et Cécily, faisant partie du cycle des Aventures de Chéri-Bibi, et qui est la suite du premier volume: Les cages flottantes.

Chéri-Bibi et Cécily. PDF. 885 Ko.

"Après ses études de droit, Gaston Leroux devient avocat en 1890, mais se destine aussitôt au journalisme en entrant à l'Écho de Paris en 1892 puis comme chroniqueur judiciaire au quotidien le Matin en 1894. Il y fait paraître un feuilleton le Chercheur de trésors en 1903, qui paraîtra sous le titre la Double Vie de Théophraste Longuet l'année suivante. Grand reporter, ses voyages le mènent en Espagne, au Maroc et en Russie où il est témoin de la tentative de révolution de 1905. Son roman le Mystère de la chambre jaune, chef-d'œuvre d'ingéniosité qui inspirera les surréalistes, lui vaudra le succès en 1907. Il ne cessera d'écrire des romans de la même veine, le Fantôme de l'Opéra en 1910, la Poupée sanglante en 1923 ou la série des Chéri-Bibi dès 1913. Son dernier roman la Mansarde d'or paraît en 1927." -- d'après Wikipedia.


vendredi 20 janvier 2006

Mary Hartwell Catherwood

Mary Hartwell Catherwood (1847-1902) est né dans l'Ohio, mais a passé la plus grande partie de sa vie dans l'Illinois et l'Indiana. Elle a écrit surtout des romans historiques et des nouvelles, ayant pour cadre le Midwest, mais aussi le Québec d'avant 1760. Elle connut de grands succès à son époque, en écrivant aussi pour des magazines, et particulièrement dans des revues pour les jeunes. Son oeuvre est bien oubliée aujourd'hui, même dans les pays anglo-saxons, une oeuvre considérée "too sweet, too pat, and too prosaic to be read and enjoyed today". Apparemment, aucun de ses livres n'a été traduit en français, sinon ils sont tout à fait introuvables.

Trois volumes de Mary Hartwell Catherwood sont disponibles ici dans leurs versions d'origine:

The Romance of Dollard, 1888-89.
The Chase of Saint-Castin and others stories..., 1894.
Old Kaskiakia, 1893.


jeudi 19 janvier 2006

Chasseurs d'ours, d'Alexandre Dumas

D'Alexandre Dumas, une assez courte nouvelle: Chasseurs d'ours, texte très rare, on pourrait même dire introuvable.

Chasseurs d'ours. PDF. 93 Ko.

Alexandre Dumas, père, (1802-1870) l’auteur des Trois mousquetaires, du Comte de Monte-Christo, et de nombreux autres romans, a aussi laissé des contes à l’intention des enfants. Il a ainsi publié plusieurs recueils de contes, dont Le Père Gigogne, L’Homme aux contes et Contes pour les grands et les petits enfants. Mais il a laissé également de nombreuses nouvelles...


mercredi 18 janvier 2006

Quelques liens

Lundi 16 janvier. - Un beau et... troublant billet de Pierre Assouline, sur son blog, l'un de mes préférés: La délation n'est pas une spécialité française. Il y parle du très beau film Le corbeau de Henri-Georges Clouzot, dont "l'histoire était inspirée d'un fait divers authentique qui s'était déroulé à Tulle entre 1917 et 1922, période pendant laquelle une pluie de lettres anonymes s'était abattue sur la ville, minant les relations entre les habitants, chacun soupçonnant l'autre."

Les 101 mots des lecteurs - Le magazine L'Actualité a demandé à ses lecteurs de choisir un mot "pour tenter de reconstituer cette mosaïque complexe qu’est la société québécoise". Le résultat est étonnant; même si on y trouve le navrant poutine qui est vraiment très réducteur, d'autres lecteurs se sont prêtés à l'exercice avec beaucoup plus d'intelligence.

Les dix romanciers français qui ont vendu le plus de livres en 2005. - "Quand ils ne tirent pas sur eux à boulets rouges, les grands noms de la critique littéraire les ignorent. Ont-ils jamais ouvert un livre de Marc Levy, Bernard Werber ou Christian Jacq? Et, pourtant, l'auteur de Et si c'était vrai? a vendu sept fois plus de livres cette année que François Weyergans, lauréat du Goncourt, et romancier considéré par le monde des lettres comme l'un des plus talentueux du moment." -- la suite sur Le Figaro littéraire.

Chroniques d'un premier roman - Le blogue d'une jeune Française, "apprentie écrivain qui attend les réponses des éditeurs en se rongeant les ongles". Elle a sous-titré son blogue: Après les affres de la création, l'espoir de la publication...

2006, l'année Ibsen - En 2006 sera célébré le centième anniversaire de la mort du dramaturge Henrik Ibsen. Sur ce site du gouvernement norvégien, mais en français, quantité d'informations sur l'auteur...

Un blogue amusant: Les cahiers d'Anne Archet, qui est, paraît-il, le blogue le plus fréquenté actuellement au Québec.


mardi 17 janvier 2006

Souvenirs de la maison des morts, de Dostoïevski

Nouveauté: Souvenirs de la maison des morts, de Fiodor Dostoïevski, dans une traduction de Charles Neyroud et avec une préface de Eugène-Melchior de Vogüé.

Souvenirs de la maison des morts. PDF. 1237 Ko.

"Dostoïevski est arrêté et emprisonné en avril 1849 pour ses engagements dans des activités révolutionnaires contre le tsar Nicolas Ier. Après un simulacre d'exécution sur la place Semenovski, le 22 décembre 1849, la sentence est transformée en un exil de plusieurs années dans un camp de travail en Sibérie. En 1850 il arrive à Omsk (Souvenirs de la maison des morts, 1860). Sa peine se termine en 1854 et il est affecté comme officier à un régiment de Sibérie. Il est gracié, obtient sa retraite comme sous-lieutenant, revient en Russie, et il a l’autorisation de vivre à Saint-Petersbourg, sous la surveillance de la police secrète." -- selon Wikipedia.


lundi 16 janvier 2006

Alphonse Allais

Alphonse Allais (1854-1905), écrivain, humoriste, a écrit de nombreux textes (récits, contes, nouvelles?), rassemblés dans des recueils, dont plusieurs ont parus après sa mort. Il a écrit plus de 1500 textes.

Sacha Guitry écrit:

"J'ai vu des gens qui parlaient peu de leurs ouvrages, qui n'attachaient pas d'importance à leurs travaux - mais j'en ai jamais vu qui fussent à ce point modestes. Il écrivait et publiait une centaine de contes par an - il n'y faisait aucune allusion, jamais. Il négligeait même d'envoyer ses livres à ses amis."

Voici un des plus beaux textes d'Alphonse Allais:

Les Templiers.

En voilà un qui était un type, et un rude type, et d’attaque! Vingt fois je l’ai vu, rien qu’en serrant son cheval entre ses cuisses, arrêter tout l’escadron, net.

Il était brigadier à ce moment-là. Un peu rosse dans le service, mais charmant, en ville.

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dimanche 15 janvier 2006

Les enfants du capitaine Grant, de Jules Verne

Nouveauté: Les enfants du capitaine Grant, de Jules Verne. Le roman a d'abord paru en feuilleton dans le Magasin illustré d’éducation et de récréation, entre 1865 et 1867. Une adaptation théâtrale de ce roman a été jouée au Théâtre de la porte Saint-Martin en 1878.

Les enfants du capitaine Grant. PDF. 2422 Ko.

"Sur la foi d'un message trouvé dans une bouteille et à demi rongé par l'eau de mer, le magnifique yacht anglais, le Duncan, part à la recherche du capitaine Grant naufragé. À son bord se trouvent les deux enfants du disparu, Mary et Robert. L'un des meilleurs géographes de France, Jacques Paganel, personnage singulier et sympathique, fait aussi partie du voyage. Les lacunes du message et, plus encore, les hasards de la navigation et la traîtrise de certains faux amis, vont entraîner les membres de l'expédition dans des aventures tragiques ou comiques, sur terre et sur mer, de l'Amérique à l'Australie..." -- extrait de la quatrième de couverture de l'édition de poche.

Lien:

Analyse du roman, par Lionel Dupuy: Quand géographique rime avec pédagogique…


samedi 14 janvier 2006

Claude Duneton

Écrivain, philologue, amoureux de la langue française, chroniqueur au Figaro littéraire, Claude Duneton a publié plusieurs livres, dont Au plaisir des mots et La puce à l'oreille. Il s'insurge ici contre les appellations savantes, en particulier ces noms étranges que l'on donne à trop de figures de style: catachrèses, apocopes et autres asyndètes...

"Rien ne me met autant en colère que des appellations savantes – «post-savantes»? – qui se veulent minutieuses et ne sont qu'absurdes et inutiles. Cette nomenclature sortie du cerveau d'un fou, que les linguistes sortis de la cuisse de Jupiter appellent des tropes, se donne essentiellement pour but d'en mettre plein la vue aux innocents. Devant les mots barbares et abscons que certains magisters dépourvus de pudeur s'efforcent d'inculquer aux braves gens sans malice, je suis pris de véritables bouffées de haine. Comble d'infamie, on essaie de faire avaler ces mots tordus à des enfants qui n'ont jusque-là fait de tort à personne!"

Claude Duneton: Mise en tropes, dans Le Figaro littéraire, 12 janvier 2006.

vendredi 13 janvier 2006

Les monologues de Georges Feydeau

Georges Feydeau, certainement mieux connu pour ses pièces, a cependant écrit aussi des monologues tout au long de sa vie. Tantôt écrit en prose, tantôt en vers, ces monologues que l'auteur interprète souvent lui-même, au théâtre ou dans des salons parisiens, lui permirent de se faire connaître.


Un monsieur qui est condamné à mort

Monologue dit par Coquelin Cadet de la Comédie-Française.

(Il larmoie en silence, puis, après un temps.) Je suis condamné à mort!... À mon âge! moi si jeune... si intelligent, si beau... – Quand on va mourir on doit la vérité à Dieu – je suis condamné à mort... pour toujours!... J’en appelle à la postérité.

lire la suite

jeudi 12 janvier 2006

La Canadienne

Le mensuel La Canadienne: le magazine du Canada français, parut de 1920 à 1923. Les fondateurs de la revue se donnaient pour mission "d'instruire, d'amuser et de servir la famille". Elle proposait des articles qui traitaient de culture, de mode, d'éducation des enfants, etc. Tous les numéros ont été numérisés par la Bibliothèque nationale du Québec.

La revue présentait aussi des textes littéraires, de figures connues, souvent, comme Nelligan, Louis Dantin, Joseph Marmette... et cette nouvelle de Gaétane de Montreuil:

Un lourd secret. (PDF) 113 Ko.


mercredi 11 janvier 2006

Dossier Jules Verne

"Jules Verne est bien plus qu'un romancier populaire: le goût du mystère ne doit pas faire oublier, chez lui, la finesse de la narration. Cet alliage rare en fait un romancier majeur, admiré par tous les grands stylistes du XXe siècle, et dont les livres décideront, comme on le découvrira ici, de la vocation et de la carrière de nombreux scientifiques de ce début de XXIe siècle."

En 2005, le magazine Lire a consacré un numéro à Jules Verne; un dossier très consistant que l'on peut lire en ligne ici.


mardi 10 janvier 2006

Pêcheur d'Islande, de Pierre Loti

Nouveauté: Pêcheur d'Islande, de Pierre Loti. Ce roman parut pour la première fois en 1886 et connut un éclatant succès. Par la suite, des éditions "pour la jeunesse" parurent, dans laquelle la nuit de noces fut coupée entièrement. Les "Islandais" du roman sont en fait des marins bretons qui vont pêcher au large de l'Islande.

Pêcheur d'Islande. PDF. 702 Ko.

La Bretagne de Pierre Loti, telle que décrite dans Pêcheur d'Islande, n'est pas du goût d'un Maupassant:

"La Bretagne, écrit-il dans le Gil Blas, le 6 juillet 1886, est trop près de nous pour que nous ne la connaissions point, pour que nous n'ayons point vu ce paysan breton, brave et bon, mais en qui l'animalité première persiste à tel point qu'il semble bien souvent une sorte d'être intermédiaire entre la brute et l'homme. Quand on a vu ces cloaques qu'on nomme des villages, ces chaumières poussées dans le fumier, où les porcs vivent pêle-mêle avec les hommes, ces habitants qui vont tous nu-jambes pour marcher librement dans les fanges, et ces jambes des grandes filles encrassées d'ordures jusqu'aux genoux, quand on a vu leurs cheveux et senti, en passant sur les routes, l'odeur de leurs corps, on reste confondu devant les jolis paysages à la Florian, et les chaumières enguirlandées de roses, et les gracieuses moeurs villageoises que M. Pierre Loti nous a décrites."



Violoneux et violoniste

Un violoniste, c'est bien sûr quelqu'un qui joue du violon. Au Québec, on connaît le violoneux, qui joue des airs de folklore. Dans les romans français du XIXe siècle, et même dans les contes d'Honoré Beaugrand, on trouve aussi le ménétrier. Mais, le moins courant, c'est dans ce roman de Pierre Loti, qu'on le trouve:

"Le violonaire qui menait tout ce monde, affolé par le vent, jouait à la diable; ses airs arrivaient aux oreilles par bouffées, et, dans le bruit des bourrasques, semblaient une petite musique drôle plus grêle que les cris d’une mouette." -- Pêcheur d'Islande.

En notes, dans l'édition Folio Gallimard, on précise que "ce régionalisme n'apparaît dans aucun dictionnaire usuel".

lundi 9 janvier 2006

Alfred Jarry, caché derrière Ubu

"Une vie brévissime (34 ans), saccagée (l’alcool), un personnage envahissant (l’homme à la chandelle verte), aucune confidence, pas de lettre intime, des amours secrètes. On ne sait rien, ou si peu, d’Alfred Jarry. De toutes façons on ne le lit pas. Ou si mal. Le triomphe posthume d’Ubu est à la fois chance et malchance: chance parce que sans lui, Jarry serait un petit symboliste, un excentrique des lettres complètement oublié; malchance parce que c’est une fausse image de lui qui occupe tout le terrain." -- La suite sur Regards francophones, site des radios francophones (Radio-Canada, Radio France, Radio Suisse romande et RTBF). Le texte accompagne une émission de radio diffusée sur RSR samedi le 6 janvier, mais qu'on peut écouter en ligne.

D'Alfred Jarry, on peut aussi lire ici:

Ubu roi. PDF. 319 Ko.


dimanche 8 janvier 2006

Contes des Mille et une Nuits

France Culture consacre un dossier aux contes des Mille et une Nuits: "Lectures de contes choisis, au fil de deux après-midi radiophoniques, et une série d'émissions à réécouter, autour des Mille et une Nuits, leurs traductions successives et leur influence sur les créateurs occidentaux"...

France Culture: Contes des Milles et une Nuits.


samedi 7 janvier 2006

Langues menacées

"Sous l’effet de la mondialisation, 90% des 6000 langues parlées dans le monde auront disparu au tournant du prochain siècle", explique Mark Abley, ex-journaliste à The Gazette et auteur du livre Parlez-vous Boro? Voyage aux pays des langues menacées (Éd. du Boréal), traduction de Spoken Here: Travels Among Threatened Languages", -- écrit-on, dans l'Actualité de janvier 2006: 4500 langues en péril, par Jean-Benoît Nadeau, qui a rencontré l'auteur.

"Chaque idiome porte dans sa syntaxe une vision du monde extraordinaire, totalement différente de la nôtre... Et c’est ce genre de vision du monde qui est menacé de disparition. Si une langue meurt, nous en sommes tous appauvris", dit Mark Abley.

"Les Québécois comprennent mieux cette question [du besoin de protéger une langue] que les Français, à cause de leur statut minoritaire. Ils ont pris des décisions très courageuses pour sauver leur langue. Le Québec, en ce sens, constitue une société d’exception, particulièrement généreuse à l’égard de ses langues minoritaires. Le cri et l’inuktitut s’y portent mieux qu’ailleurs au Canada. Même si la proportion d’autochtones y est inférieure à la moyenne canadienne, la proportion de langues aborigènes qui y sont préservées est bien plus grande."

Tout l'intégral de cette entrevue passionnante dans l'Actualité de janvier 2006, ou en extraits sur cette page.

Liens:

Les adolescents écossais rendent vie au gaélique, sur le site de l'Unesco.
3 000 langues menacées, sur ce même site de cet organisme.

Et surtout ce beau document:

Les langues autochtones du Canada (PDF), par Mary Jane Norris, qui écrit d'ailleurs en avant-propos:

"Les langues autochtones parlées au Canada sont nombreuses et diversifiées, et leur importance pour les peuples autochtones est considérable. La langue est en effet un des symboles les plus tangibles de la culture et de l’identité d’un groupe. La langue n’est pas seulement un moyen de communication, mais également ce qui lie les gens à leur passé et jette les fondements de leur vitalité sociale, émotive et spirituelle. Même si la perte de la langue ne signifie pas nécessairement la disparition d’une culture, cela peut nuire considérablement à la transmission de cette culture. Les peuples autochtones ont déjà subi de lourdes pertes. Au cours des quelque 100 dernières années, près d’une dizaine de langues, à une époque florissantes, ont disparu et au moins une douzaine sont aujourd’hui sur le point de disparaître. Or, lorsque ces langues se perdent, elles emportent avec elles des façons uniques de percevoir le monde, d’expliquer l’inconnu et de donner un sens à la vie."


vendredi 6 janvier 2006

Quelques liens sur la langue

D'abord, le Dicomoche, qui, entre autres jolies choses, recense bien des expressions du causer moche, qui consiste à utiliser un jargon, un baragouin, "pour gêner l'interlocuteur et faire en sorte d'être mal compris". Amusant!

Le Dictionnaire International des Termes Littéraires, fondé par l'Association Internationale de Littérature Comparée (c'est très très sérieux!), recense actuellement environ 1800 termes généralement en français ou en anglais sur la théorie et l'histoire littéraires. Par exemple, qu'est-ce que... euh... que l'aposiopèse?

Le site de XMLittré propose une version interrogeable en ligne du dictionnaire de la langue française d'Émile Littré.

Et ici il y a le Dictionnaire de l'Académie française.

Et là, le Grand dictionnaire terminologique, produit par l'Office québécois de la langue française.

Mais le mieux est encore d'aller sur la page de liens du Dicomoche. Vraiment très fournie!


jeudi 5 janvier 2006

La correspondance de Flaubert

La correspondance de Gustave Flaubert a d'abord paru en 9 volumes chez Louis Cunard, entre 1926 et 1930, puis ensuite dans La Pléïade. L'édition Cunard comprend 1992 lettres, mais nous en connaissons aujourd'hui le double, et des lettres inédites resteraient à découvrir. On peut lire les lettres de l'édition Cunard, bien qu'incomplètes, pourtant les plus significatives, sur ce beau site, construit par Danielle Girard et Yvan Leclerc.

"C’est, en effet, dans ses lettres que le véritable Flaubert nous apparaît avec ses enthousiasmes et ses découragements, ses touchantes délicatesses et ses superbes violences, son exquise sensibilité et sa terrible clairvoyance. Par elles nous sont révélées toute l’intime noblesse, toute la naïve bonhomie de ce pur martyr des lettres. Elles nous font assister enfin à la genèse douloureuse de tant de chefs-d’œuvre; elles en sont le commentaire vivant, indispensable." -- extrait de la préface de 1926.


mercredi 4 janvier 2006

Ma mère, de Monseigneur de Ségur

Nouveauté: Ma mère, par Monseigneur Gaston de Ségur. Le petite volume a pour sous-titre: Souvenirs de sa vie et de sa sainte mort. Monseigneur Gaston de Ségur (1820-1881) était le fils aîné de la comtesse de Ségur.

Ma mère. PDF. 200 Ko.

"Pendant toute notre enfance, comme je l’ai dit, elle nous charmait en nous racontant quantité de belles histoires, de contes palpitants qui nous faisaient rire et pleurer tour à tour, et dont elle se servait pour développer en nous tous les bons sentiments et nous inspirer l’horreur du mal. Malheureusement, ce ne fut que fort tard, vers l’âge de cinquante-sept ou cinquante-huit ans, qu’elle eut l’heureuse inspiration d’écrire pour les enfants. Elle publia d’abord les Nouveaux contes de fées, puis Les petites filles modèles, puis Les vacances, les Mémoires d’un âne; ravissantes compositions, faites d’après nature, dont nous avons connu presque tous les personnages, et dont les récits n’étaient pour la plupart que des souvenirs de notre jeunesse à nous-mêmes. En douze ou treize ans, près de soixante-dix mille exemplaires des Mémoires d’un âne ont été écoulés par l’éditeur." -- extrait de Ma Mère.


mardi 3 janvier 2006

Henriette Dessaulles

Henriette Dessaulles (1860-1946) a d’abord rédigé des chroniques de graphologie dans différents journaux, puis des chroniques féminines dans Le Journal de Françoise et dans Le Canada. En 1911, dans Le Devoir, elle inaugure une chronique hebdomadaire sous le titre «Lettre de Fadette», qu’elle tiendra jusqu’à sa mort, à l’âge de 86 ans; ces lettres constitueront plus de 1700 textes. C’est d’ailleurs sous le nom de Fadette qu’elle deviendra la journaliste la plus célèbre de son temps.

De septembre 1874 à juillet 1881, Henriette Dessaulles a tenu un journal. Elle a quatorze ans quand elle en commence la rédaction, c’est donc une adolescente, elle fréquente le couvent jusqu’en 1877. Elle raconte ses joies, ses déceptions, ses désillusions...

Lettres de Fadette I. PDF. 353 Ko.
Lettres de Fadette II. PDF. 323 Ko.

Lien:

Henriette Dessaulles, sur le site du Centre d'histoire de Sainte-Hyacinthe.


lundi 2 janvier 2006

La bibliothèque de mon oncle, de Rodolphe Töppfer

Nouveauté: La bibliothèque de mon oncle, de Rodolphe Töppfer (1799-1846); premier roman de l'auteur suisse, paru en 1832.

La bibliothèque de mon oncle. (PDF) 773 ko.

"Rodolphe Toepffer (ou Töpffer) (1799-1846) est le fils du peintre Wolfgang Adam Toepffer (1766 -1847), d’origine allemande, qui s’était expatrié à Genève «pour bénéficier du climat de liberté qui régnait dans la cité». Rodolphe Toepffer dut renoncer à embrasser la même carrière que son père en raison d’une maladie des yeux. Il se consacra alors à la littérature, écrivant notamment les «Voyages en zigzag», récits de ses excursions pédestres en Suisse. Auteur de deux romans, il doit surtout sa renommée à ses albums illustrés («Les Amours de M. Vieux-Bois», «Histoire de M. Jabot», «Voyages et aventures du Dr Festus», etc.), ancêtres de la bande dessinée moderne. Cet homme d’esprit fut également enseignant: il a créé en 1825 un pensionnat de garçons, avant d’être appelé à occuper la chaire de rhétorique et de belles-lettres à l’Académie (1832)." -- d'après Wikipedia.

Lien:

Rodolphe Toepffer, sur le site officiel de l'État de Genève.


dimanche 1 janvier 2006

Joris-Karl Huysmans

"Quelle curiosité nous porte encore vers Huysmans? On le salue de loin. On l’a lu, on l’a aimé, on l’a, non sans remords, oublié. Il n’est plus à la mode, il est de trop. Beaucoup l’ont jeté au rebut comme une babiole d’un autre temps. A rebours laisse quelques souvenirs. Les étudiants hument encore, parfois, son parfum fin de siècle. La littérature est, comme chacun de nous, éminemment périssable. Nous sommes entourés d’immenses bibliothèques où se promènent des écrivains fantomatiques qui nous proposent des livres devenus cendres. Joris-Karl Huysmans pourrait être parmi eux, et pourtant, en relisant En ménage, A vau-l’eau ou En rade, que réédite Robert Laffont dans «Bouquins», nous nous sentons bizarrement solidaires, presque à notre corps défendant, de ce pauvre diable, désolé, écoeuré, perdu en lui-même, qui nous prend à témoin de l’insoutenable banalité du monde." -- par Pierre Marcabru, sur Le Figaro littéraire.

Voir aussi: Joris-Karl Huysmans: De la crasse à la croix, par Robert Lévesque, sur le site du Libraire, portail du livre au Québec.


 

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