Arthur Buies
Par Jean-Yves Dupuis, mercredi 1 mars 2006 à 13:19 :: Littérature québécoise :: #303 :: rss
Arthur Buies (1840-1901) a écrit, dans Anglicismes et canadianismes, ces propos très durs:"Un autre défaut commun du style du journal, c'est le remplissage, c'est le chevillage, c'est l'introduction à tout propos de membres, ou de fractions de membres de phrases inutiles, boiteux, encombrants. Le Canadien a une horreur singulière pour toute expression nette et claire de la pensée; de là les ambages, les entortillements et les enchevêtrements de bouts de phrases les uns dans les autres. Dans ce pays, il n'y a rien de précis, d'arrêté, de formel. L'A-peu-près est la règle; il est la forme convenue en toutes choses, dans les affaires, dans les procédés, dans les relations comme dans la langue. On ne cherche pas à faire bien, mais à faire assez bien pour que ça passe. Il en résulte que l'art, en une matière quelconque, n'existe point."
Et encore ceci, dans le même livre:
"Ce qui est absolument français, dans la province de Québec, ce sont les traditions, le caractère, le type, l'individualité, la tournure d'esprit et une manière de sentir, d'agir et d'exprimer qui est propre aux vieux gaulois. Ce qu'il y a de moins français, c'est la langue."
Sur Arthur Buies, voici un article de Sophie Marcotte, paru dans Rédiger, le magazine de la rédaction professionnelle, en 2001.
La légende du roi Arthur. (PDF) 29 ko.

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