La Bibliothèque électronique du Québec

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 30 avril 2006

Le dernier vivant, de Paul Féval

Nouveauté: Le dernier vivant, un roman de Paul Féval, en deux tomes, tel que reproduit selon l'édition originale de 1873.

Le dernier vivant I. PDF. 1179 Ko.
Le dernier vivant II. PDF. 1139 Ko.

Geoffroy de Roeux enquête pour comprendre comment un de ses anciens amis, juge d'instruction, a pu sombrer dans la folie. Il prend connaissance du dossier de la dernière enquête suivie et découvre une sombre machination, montée pour capter une fortune placée au sein d'une tontine, qui a broyé son ami...

Définition d'une tontine, selon le Grand dictionnaire terminologique: "Groupe d'épargnants d'âges différents au sein duquel les parts des associés qui meurent sont réparties entre les survivants, soit qu'ils se partagent le capital accumulé, soit qu'ils bénéficient d'une rente viagère constituée à partir de ce capital."


jeudi 27 avril 2006

L'éternel mari, de Dostoïevski

Nouveauté: L'éternel mari, de Fiodor Dostoïevski.

L'éternel mari. PDF. 605 Ko.

André Markowicz a récemment retraduit, pour les éditions Actes Sud, toute l'oeuvre de Dostoïevski, mais c'est dans une édition du dix-neuvième siècle qu'est présentée ici ce roman, paru d'abord en 1870. Pour une intéressante présentation de l'oeuvre, sur le site de Le Littéraire.com, voir ici, et pour la présentation d'un large dossier sur Dostoïevski et son oeuvre.


lundi 24 avril 2006

Journée mondiale du livre et du droit d'auteur

La journée du 23 avril a été choisie comme Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Sur le site pour le Québec, on peut trouver, entre autres choses, un historique du droit d'auteur, ainsi que des réponses à des questions souvent posées, dont je retiens ceci:

"La numérisation constitue une reproduction qui doit être autorisée par le titulaire de droits. Une telle reproduction ne constitue pas une utilisation équitable et ce, même si elle est effectuée à des fins d'enseignements."

"Les changements technologiques dus à l'environnement numérique n'ont pas créé de nouvelles catégories d'oeuvres. Internet n'est qu'un nouveau support technologique. Les droits actuellement conférés par la Loi ne sont pas limités à des supports particuliers et protègent donc les oeuvres diffusées sur Internet."

Et peut-être ce qui est le plus important, quant à la question de la numérisation d'oeuvres d'auteurs français (Colette, Leblanc...) morts depuis moins de 70 ans et plus de 50 ans:

"La durée du droit d'auteur peut varier d'un pays à l'autre. Toutefois, au Canada, les oeuvres étrangères sont protégées par la Loi sur le droit d'auteur canadienne, le tout conformément au principe du traitement national de la Convention de Berne pour la protection des oeuvres littéraires et artistiques."

Sur le site de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, on peut aussi trouver d'autres réponses à des questions fréquemment posées, comme pour savoir si un personnage est protégé par la Loi.


samedi 22 avril 2006

Henrik Ibsen

"À la mort du dramaturge Henrik Ibsen, le 23 mai 1906, sa veuve fit ériger une colonne sur la tombe de son illustre mari au cimetière de Christiania (aujourd’hui Oslo), une stèle sans inscription sur laquelle était gravé un pic, l’outil du mineur de fond que fut, au théâtre, l’auteur d’Hedda Gabler. À 22 ans, n’avait-il pas écrit : 'Roche! Éclate avec fracas, sous les coups de mon lourd marteau, en bas je dois frayer ma voie, vers le but qu’à peine j’ose pressentir'." -- Robert Lévesque, sur le site du Libraire, portail du livre au Québec.

2006 marque le centième anniversaire de la mort de l'écrivain norvégien.

Quelques liens:

Pour présenter les langues scandinaves, par Régis Boyer, traducteur des oeuvres de Knut Hamsun et de d'autres auteurs scandinaves.

Ibsen, notre frère, par Régis Boyer, dans la revue Europe.


vendredi 21 avril 2006

Un roman d'Émile Chevalier

Nouveauté: dans la série des Drames de l'Amérique du Nord, un roman d'Émile Chevalier (1828-1879): L’enfer et le paradis de l’autre monde.

L’enfer et le paradis de l’autre monde. (PDF) 511 ko.

Ce roman très mélo raconte l'histoire d'une famille d'immigrants anglais venus s'installer à Toronto au milieu du dix-neuvième siècle et qui connaissent d'abord une grande misère... Mais l'intrique de ce bizarre roman ne sert que de prétexte à l'auteur pour présenter ses courtes idées politiques: dénoncer la politique économique de l'Angleterre dans les colonies et prôner l'annexion du Canada aux États-Unis. D'ailleurs, en préface, ce grand visionnaire qu'est Émile Chevalier fait ses prédictions: "... le Canada ne sera jamais prospère et grand que lorsqu’il se sera annexé à la République des États-Unis."


jeudi 20 avril 2006

Simon, de George Sand

Nouveauté: Simon, un roman de George Sand, paru pour la première fois en 1836.

Simon. PDF. 557 Ko.

"Simon Féline, fils de laboureur, est un jeune homme idéaliste et républicain, d'une intelligence bien au-dessus de sa condition. Il ne peut se résoudre à cultiver la terre. Par bonheur, son parrain, Maître Simon Parquet, décide de financer ses études de droit. Maître Parquet a toujours été secrètement amoureux de la mère de Simon, Jeanne, une femme exceptionnelle que tout le monde admire. Fougères, la ville où habitent nos héros, est en émoi. Le châtelain de la région, qui avait fui en Italie au moment de la Révolution, a fait fortune dans le négoce et a pu racheter son château. Tout la ville veut le fêter, excepté Simon en raison de ses idées républicaines. Le Comte arrive avec sa fille, Fiamma. La jeune femme a un caractère farouche et elle défend, elle aussi, les idées républicaines, au grand désespoir de son père..." -- plus.


mardi 18 avril 2006

Baccara, d'Hector Malot

Nouveauté: Baccara, un roman d'Hector Malot.

Baccara. (PDF) 1043 ko.

"Homme droit, fidèle en amitié, prompt à défendre la cause des opprimés, Hector Malot fut surnommé par Séverine, une journaliste de l'époque, Malot-la-Probité. Il fut l'ami de Jules Vallès qu'il soutint dans son exil londonien, lui apportant aide financière et réconfort moral. C'est grâce à lui que le manuscrit Jacques Vingtras, qui devait devenir L'enfant, fut publié. H. Malot est à la tête d'une oeuvre conséquente : une soixantaine de romans. Les plus connus aujourd'hui sont ses romans pour enfants : Romain Kalbris, Sans Famille, En Famille. Un autre roman pour enfants est paru de façon posthume. Il est intitulé Le Mousse. Le reste de son oeuvre est composée de romans pour les adultes. S'ils sont oubliés aujourd'hui, ils connurent de son vivant et jusque les années 1930, un succès certain." -- Wikipedia.



dimanche 16 avril 2006

Office québécois de la langue française

Sur le site très beau esthétiquement de l'Office québécois de la langue française, bien de jolies choses à y trouver, notamment des capsules linguistiques, un grand dictionnaire terminologique à consulter, et bien plus encore...


samedi 15 avril 2006

Gilles Marcotte

"J’avoue que je suis un peu fatigué de lire des romans (québécois, bien entendu) qui semblent n’avoir d’autre but que l’originalité, voire l’excentricité, qui racontent des histoires ésotériques à coucher dehors, qui se livrent à une débauche de longues phrases où la logique a de la difficulté à retrouver ses petits, qui mêlent les sciences dites exactes à l’imagination débridée, tout cela sans avoir pour la langue française les égards nécessaires." -- par Gilles Marcotte, critique littéraire au magazine L'Actualité.


vendredi 14 avril 2006

Candide ou l'optimisme

Tiré de: Vivre heureux: psychologie du bonheur, de Christophe André, aux éditions Odile Jacob.

"De nombreux préjugés persistent à l'encontre de l'optimisme. L'optimisme est suspect. Au mieux, il fait l'objet de plaisanteries: "Un optimiste est quelqu'un qui commence à faire ses mots croisés au stylo à bille." Au pire, il est considéré comme un manque de lucidité et d'intelligence. Et tout ça, c'est la faute à Voltaire! Et à son fameux Candide...

"Ce conte philosophique, la plus célèbre des oeuvres de Voltaire, était en fait une charge en règle contre les thèses du philosophe allemand Leibniz, convaincu de l'excellence de la création divine, et adepte - pour simplifier - du "tout est bien".

"Candide, jeune Allemand à l'esprit simple et droit, de naissance noble mais illégitime, a été recueilli par le baron de Thunder-ten-thronck. Au château, il est l'élève du docteur Pangloss, partisan comme Leibniz du "Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes". Cet enseignement, et une jeunesse agréable, font de lui un optimiste un rien naïf. Mais il se trouve brutalement expulsé de ce paradis, après avoir été surpris par le baron en train d'embrasser Cunégonde, sa fille légitime. Les ennuis commencent alors pour Candide. De nombreuses aventures, aussi cruelles qu'exotiques, le conduiront de Buenos Aires à Constantinople, et se chargeront de le ramener à la raison (selon Voltaire): il finira par revenir de ses croyances optimistes, et se retirer modestement pour "cultiver son jardin", sans plus prétendre s'embarrasser de métaphysique.

"Voltaire avait-il des comptes à régler avec l'optimisme? Au moment où il rédigea Candide, il était profondément choqué par la grande catastrophe de l'époque, le tremblement de terre de Lisbonne (qui détruisit totalement la ville en 1755, et épouvanta l'Europe), ainsi que par les horreurs de la guerre de Sept Ans. Banni par le roi, vivant en exil à Ferney, près de la Suisse, Voltaire était alors en proie à un pessimisme envahissant: "Un jour, tout sera bien, voilà notre espérance. Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion."

Sur le site de Mozambook, une très belle édition du Candide de Voltaire, au format PDF mais aussi au format LIT pour Ms Reader.


mercredi 12 avril 2006

Une femme d'argent, d'Hector Malot

Nouveauté: Une femme d'argent, un roman d'Hector Malot.

Une femme d'argent. (PDF) 910 ko.

Le roman met en scène une femme, une sorte d'Emma Bovary, mais qui ne s'intéresse qu'à l'argent, et dont tous les moyens lui sont bons pour s'en procurer et qui vit dans le mensonge et la duperie; puis, un mari honnête et amoureux jusqu'à l'aveuglement... Le drame ne peut manquer de survenir.



Les derniers Iroquois, d'Émile Chevalier

Nouveauté: dans la série des Drames de l'Amérique du Nord, un roman d'Émile Chevalier (1828-1879): Les derniers Iroquois.

Dans le cadre des Rébellions de 1837-1838, le roman raconte la tragique histoire d'amour de mademoiselle Léonie de Repentigny avec l'Iroquois Co-lo-mo-o, fidèles aux Patriotes.

Les derniers Iroquois. (PDF) 772 ko.


dimanche 9 avril 2006

Promenades littéraires (2)

"Le bonheur: on dit aussi la chance, et aussi, dans une langue tout à fait nouvelle, la veine. Bonheur, chance ou veine n’ont pas, en littérature, un rapport très exact avec le talent, et encore moins avec le génie. C’est un lieu commun qu’il y a des talents et même des génies inconnus. Il y en a sans doute assez peu, s’il s’agit d’une obscurité absolue; il y en a beaucoup, s’il ne s’agit que d’une obscurité relative. On citerait aujourd’hui plus d’un nom qui n’est pas à sa vraie place dans l’admiration des hommes et qui, hélas! n’y sera peut-être jamais. L’on dira plus tard, dans les manuels de littérature: leur réputation n’a pas égalé leur talent, – et l’on passera. Cela vaut peut-être mieux, après tout, que de se préparer cette autre mention, qui n’est pas plus rare: la réputation qu’ils eurent de leur vivant est devenue inexplicable, car leur talent est vraiment des plus médiocres."

Extraits de Promenades littéraires, première série, par Rémy de Gourmont.


samedi 8 avril 2006

La faneuse d'amour, de Georges Eekhoud

Nouveauté: La faneuse d'amour, un roman de Georges Eekhoud.

La faneuse d'amour. (PDF) 514 ko.

"C'est en 1883 que paraît son premier roman Kees Doorik, Scène de Polder. Son héros est déjà un de ces parias auxquels l'écrivain vouera toute sa sympathie. Dans Kermesses et surtout dans La Nouvelle Carthage, Eekhoud affirme son credo social, un intérêt esthétique pour les déshérités et une haine pour la bourgeoisie. Il reste fidèle à la définition qu'en donne Gustave Flaubert: «J'appelle bourgeoisie tout ce qui est de bas». Il se souvient aussi des mots de Charles De Coster qui fut son répétiteur à l'École militaire: «Vois le peuple, le peuple partout! La bourgeoisie est la même partout». De telles opinions le conduisent à quitter la Jeune Belgique pour rejoindre le groupe du Coq rouge. À la même époque, il se rallie aux idées de l'avocat Edmond Picard, franc-maçon, premier sénateur socialiste et également un antisémite virulent.

"Ainsi, il participe en 1892 à la fondation de l'Art social avec Camille Lemonnier, Verhaeren et des leaders socialistes comme Emile Vandervelde. Il réalise également la partie littéraire d'un Annuaire pour la Section d'art de la Maison du Peuple.

"En 1899, il publie son roman Escal-Vigor, faisant scandale en tant que premier roman en littérature française belge à traiter ouvertement l'homosexualité." -- Wikipedia.

Lien:

Les parias de Georges Eekhoud: "grévistes de la grève perpétuelle".



Le petit prince

Avec le poème de Prévert, Pour faire le portrait d'un oiseau (ici dit par René Clermont et le texte), le Petit Prince de Saint-Exupéry est ce qui sans doute, en littérature, donne le plus dans la guimauve. Il a soixante ans cette année, le freluquet.

Voici quelques liens sur le sujet:

Dessine-moi un chef-d'oeuvre, par Jean-Claude Perrier, dans Le Figaro, 30 mars 2006.
«L'essentiel est invisible pour les yeux», par Olivier Delcroix, dans Le Figaro, 30 mars 2006.

Et ici, tout le texte du Petit Prince, avec les illustrations, en français bien sûr, mais aussi dans sa traduction espagnole.


vendredi 7 avril 2006

La langue française

Je ne peux m'empêcher de signaler le beau billet de Michel Dumais d'aujourd'hui: Le français crisse le camp? So what!

Il écrit:

"...le français (celui que j’ai appris du temps de mon cours classique) fout le camp. Il faut lire certains blogues, certains articles de forum, certains textes d’étudiants. Il faut circuler dans la foule, les oreilles grandes ouvertes. Ici dans le multiethnique Villeray, comté pourtant bloquiste et péquiste, je l’entends tous les jours. Dieu merci, il y a, pour l’instant, les Arabes et les Européens (des immigrants en nombre croissant) qui, me semble-t-il à l’oreille, se font encore un devoir de bien parler la langue de Félix, en tout cas mieux que bien des francophones de vieille souche québécoise (qu’en sera-t-il de leurs enfants, je l’ignore…)."

Mais tout le billet vaut le détour.



Promenades littéraires (1)

Dans sa série de neuf volumes des Promenades littéraires, Rémy de Gourmont écrit, à propos de Balzac:

"Le travail acharné, dans le monde des lettres, a été mis à la mode par l’exemple de Balzac. Il ne fut pas le seul de son temps à transformer en labeur le plaisir d’écrire. Alexandre Dumas, George Sand, Sainte-Beuve, Victor Hugo lui-même se donnèrent aux lettres avec violence; mais lui, Balzac, il dépassa la violence."

Plus loin:

"On admire généralement la puissance de travail de Balzac, son courage à accepter des labeurs surhumains, son stoïcisme au milieu des terribles embarras d’argent qui dévorèrent une partie de son existence. Ce n’est pas admirable; c’est plutôt estimable. Balzac était un homme en désordre, qui passa sa vie à essayer en vain de se mettre en ordre. Il avait aussi cette illusion que la gloire d’un écrivain se mesure comme la gloire d’une montagne et que la plus solide est celle qui se dresse sur la plus haute pyramide de livres. Il est très probable que, riche et indépendant, il eût travaillé avec un acharnement tout pareil. Sans doute, l’abondance de la production est parfois un signe de force, et la gloire de l’écrivain s’en trouve augmentée; mais parfois aussi c’est un signe de faiblesse, la pyramide s’écroule et le constructeur demeure étouffé sous les décombres.
"La vie de Balzac fut vraiment infernale. Sa correspondance est pleine des plus pitoyables aveux sur la condition de forçat à laquelle le réduisaient à la fois son ambition et la nécessité. Ce n’est pas seulement l’effort physique, c’est la continuité de l’effort herculéen."

Et Rémy de Gourmont conclut son texte en disant:

"Il serait peut-être temps de mettre un peu de mesure dans nos labeurs, de condenser notre pensée et de penser davantage en écrivant moins, et surtout de vivre des vies humaines, ce qui est tout à fait le contraire des vies balzaciennes."

De la fécondité littéraire. (PDF) 86 ko.


jeudi 6 avril 2006

Deux recueils d'Armand Silvestre

Nouveauté: deux recueils de contes d'Armand Silvestre: Contes à la brune et Contes irrévérencieux.

Contes à la brune. (PDF) 443 ko.

Contes irrévérencieux. (PDF) 592 ko.

Armand Silvestre (1837-1901) a écrit de nombreux livres, dont des textes poétiques et des recueils de contes.



La main froide, de Fortuné du Boisgobey

Nouveauté: un roman de Fortuné du Boisgobey: La main froide.

La main froide. (PDF) 1069 ko.

Fortuné de Boisgobey (1821-1891) a écrit entre 1870 et 1891, l’année de sa mort, une soixantaine de romans, souvent d’abord publiés dans les journaux. Il fut l’un des précurseurs du roman policier en France.


dimanche 2 avril 2006

Infernalia, de Charles Nodier

Nouveauté: Infernalia, de Charles Nodier. Ce curieux recueil, sous-titré: anecdotes, petits romans, nouvelles et contes sur les revenants, les spectres, les démons et les vampires, parut en 1822. Plus ou moins apparenté à la fiction, il présente des textes sous le signe de l'étrange et du bizarre.

Infernalia. (PDF) 433 ko.

"Ce n'est qu'en apparence que Nodier est un conteur. Sa grande affaire, c'est d'être le transcripteur, émerveillé et fidèle, de rêves, de songes, de visions qui traversent la seule réalité à laquelle il croit: la réalité fantastique. Car, pour lui, comme, un siècle plus tard, un Franz Hellens, un Marcel Brion, le fantastique n'est pas une affaire de recettes: "C'est que, pour intéresser dans le conte fantastique, il faut d'abord se faire croire, et qu'une condition indispensable pour se faire croire, c'est de croire. Cette condition une fois donnée, on peut aller hardiment et dire tout ce que l'on veut." (La Fée aux miettes)." -- plus.


samedi 1 avril 2006

Deux blogues intéressants

D'abord, un blogue tout simplement intitulé Conseil littéraire: "Conseils et informations littéraires pour les auteurs de l'écrit. Aide et assistance pour la rédaction, la correction, la publication... Trucs et astuces pour mettre en forme un manuscrit, sélectionner et contacter un éditeur, auto-éditer ou éditer ses écrits..." Voir, en particulier, ce billet: Tous écrivains?, où il est écrit que "au final, un à deux manuscrits seulement sur 1000 arrivés par courrier seront effectivement publiés. Le premier tri se fait en quelques minutes." Gérard Berréby, des éditions Allia, dit: "Mais plus de 90% de ce qu'on reçoit n'est publiable par personne. Simplement parce que c'est mauvais." Et encore ceci: "Le public a le sentiment qu'on cherche tous les prétextes pour ne pas publier. Au contraire, on cherche désespérément le talent, note Olivier Nora de chez Grasset. Dès qu'il y a l'ombre de quelque chose qui ressemble si peu que ce soit à un talent, on se précipite dessus."

Un autre très bon blogue littéraire, avec un titre très judicieusement choisi (!): La Littérature, et qui se veut un regard sur "l'actualité de l'édition vue par un écrivain". Sur le même thème que le précédent, l'auteur écrit ceci:

"Pour la fin du Salon du Livre, l'AFP a fait une petite enquête titrée Tous écrivains! qui fait apparaître que tous les éditeurs sont submergés par des dizaines de milliers de manuscrits écrits par Monsieur Tout-le-monde. 99%, évidemment, n'ont aucun intérêt. Ce qui est fascinant, c'est que 1) les gens veulent qu'on s'intéresse à leurs petits problèmes intimes (leur vie privée) et 2) ces gens ont un respect inouï pour le livre en ce qu'ils estiment que seule la publication d'un livre, d'un objet livre, valorise leur parole." -- 23 mars 2006.



L'Encyclopédie canadienne

L'Encyclopédie canadienne se veut "la source d'information sur le Canada la mieux fondée et la plus complète"... rien de moins! Elle offre, entre autres intéressantes choses, des articles sur la littérature, dont cette page sur les best-sellers de langue française, cette autre sur la Littérature humoristique de langue française, et encore cette autre sur le roman de langue française au Québec, où il est écrit ceci:

"Le roman historique a été le lieu privilégié du nationalisme littéraire. Presque toujours, les auteurs ont fait ressortir la valeur morale des personnages canadiens-français et acadiens et mis en lumière les ruses et fourberies des personnages anglo-saxons; il est arrivé, bien sûr, que quelques-uns de ceux-ci aient des qualités, voire soient bons tout entiers, mais rarement, sinon jamais, l'ont-ils emporté dans le roman sur les protagonistes canadiens: comme Archibald Cameron of Locheill dans Les Anciens Canadiens, ils souffrent d'être marqués des fautes de leur race."


 

Accueil

Groupe Yahoo

Oeuvres québécoises

Collection Littérature québécoise

Les opuscules

Collection Littérature jeunesse

Collection Littérature d'aujourd'hui

Textes en anglais

Oeuvres du monde entier

Collection À tous les vents

Collection Libertinage

Collection Classiques du 20ème siècle

 

Mes autres blogues:

Lien - Lien - Blogger - Blogono

______

 

Jean-Yves Dupuis

Les temps assassins

et autres nouvelles

 

______

 

Jean-Yves Dupuis

Péchés de vieillesse

roman

 

______

 

Appel à l'aide! (PDF)

 

 

 

 

 

Top Blogues