La Bibliothèque électronique du Québec

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 30 juin 2006

Angelo Rinaldi

Angelo Rinaldi a écrit plusieurs livres avant de devenir critique littéraire, très mordant selon plusieurs, à L'Express, Le Point, Le Nouvel Observateur et le Figaro. Sur le site Lire, on peut trouver le texte d'un entretien de Pierre Boncenne avec lui (paru en 1980, mais ça ne paraît aucunement), et dont je retiens seulement ceci, mais tout vaut le détour:

"Au fond, je crois que c'est très vulgaire de vivre de sa plume. Vous êtes entraîné à donner au public toujours la même chose qui a fait votre succès. Un éternel remake. Il est très dangereux de vivre de sa plume et je préfère encore les sacrifices du travail de journaliste-critique aux facilités de l'argent venant par les seuls livres. L'argent gagné avec des livres me paraît suspect."

Sur ce même site du magazine Lire, mais sur un autre sujet, William T. Vollmann (connais pas!) répond au questionnaire Proust. Vous savez: Le bonheur parfait selon vous? Votre couleur préférée? etc. Heureusement que Proust a fait autre chose que ce petit questionnaire, parce que ça donne le plus souvent des résultats insipides. Peut-être aussi est-ce parce que ceux qui acceptent de s'y soumettre répondent aux questions comme pour s'en débarrasser, avec la première connerie qui leur vient en tête.


mercredi 28 juin 2006

La révolte du pronétariat

Joël de Rosnay, un des auteurs du livre La révolte du pronétariat, ouvrage sur les enjeux des nouvelles communications sur Internet, explique:

"J'ai créé le terme de pronétaire à partir de ceux qui sont pour et sur le Net. Et par reférence aux prolétaires. Le modèle industriel traditionnel a conféré le pouvoir aux puissants par la centralisation des moyens de production et de distribution. Ils ont ensuite chercher à transposer ce modèle à la société de l'information. Or, la création collaborative et la distribution d'informations de personne à personne confèrent de nouveaux pouvoirs aux utilisateurs, jadis relégués au rang de simples consommateurs. Ce nouveau pouvoir civil, cette démocratie de la communication et de la participation, s'appuie sur ce que j'appelle les médias des masses. (la suite de l'entrevue)

Le livre est maintenant disponible en ligne et gratuitement:

La révolte du pronétariat, par Joël de Rosnay. Avec la collaboration de Carlo Revelli. Editions fayard.

"Une nouvelle démocratie est en train de naître, inventée grâce aux nouvelles technologies ou médias des masses (Internet, blogs, SMS, chats…) par les citoyens du monde. Or ni les médias traditionnels, ni les politiques n’en comprennent vraiment les enjeux..." Du moins c'est ce que l'on avance sur ce site dédié entièrement au livre.

Une autre entrevue de Joël de Rosnay, à propos de son livre, sur le média citoyen Agoravox, dont Carlo Revelli est fondateur.


mardi 27 juin 2006

La numérisation des livres

Trois articles, dans trois très bons blogues, traitent du même sujet: la numérisation des livres, mais bien différemment. Le premier, celui de Hubert Guillaud, La Feuille, reprend, en traduction libre, un texte en anglais de Jeff Jarvis, éditorialiste au New York Times:

"Je n'ai rien contre les livres. Mais le livre est un moyen démodé de communiquer l'information. Et les efforts pour le mettre à jour sont entravés, parce que, culturellement, nous donnons une importance anormale à la forme, dans l'intérêt de la forme. Editer ou périr, telle est la règle de notre élite intellectuelle." Puis: "Les problèmes avec les livres sont nombreux: ils sont gelés sans pouvoir être mis à jour et corrigés. Ils n'ont pas de liens vers les sources ou les débats. Ils créent, au mieux, une relation à sens unique avec le lecteur."

Tandis que Pierre Assouline, dans La République des livres, reprend un John Updike alarmiste, qui s’inquiète du projet de Google de numériser des millions de livres:

"Il [Updike] en a déduit que ce scanning fou allait faire de Google la Babel du deuxième millénéraire, une bibliothèque d'Alexandrie digitale, ce qui ne manquerait pas d'entrainer la mort lente des écrivains et des libraires. Son réveil fut plus brutal que virtuel. Le grand romancier américain est convaincu que cette évolution, qu'il a la prudence de ne pas présenter comme une révolution, a pour but de rendre la lecture collective, et d'en faire une activité communautaire alors qu'elle est intrinsèquement individualiste. Et Updike de demander aux libraires, dont il a déjà la nostalgie, de défendre leur boutique comme un fort assiégé."

De part et d'autre, je crois, il y a beaucoup d'exagérations et d'idées un peu courtes. En cela je préfère le point de vue de celui qui tient le blogue de La Littérature (ah tiens! un blogue anonyme! pourquoi?), qui conclue plaisamment son billet: Ceux qui n'aime pas les livres, en disant:

"Vous qui ne lisez presque jamais de livre et ne passez pas vos journées en bibliothèques, vous qui n'achetez jamais de livre et n'avez pas de bibliothèque dans votre maison, ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas, et laissez-nous en paix..."

Sur le même sujet: ce blogue, d'une progressiste convaincue (!), qui y va de sa petite suggestion pour sauver le livre: baisser les prix. J'adore!


lundi 26 juin 2006

Le Comte de Monte-Cristo, d'Alexandre Dumas

Nouveauté: Le Comte de Monte-Cristo, un des romans les plus connus d'Alexandre Dumas, écrit avec la collaboration d'Auguste Maquet, et ici présenté en six tomes et soigneusement numérisé. La page de téléchargement de l'oeuvre est ici.

"Au début du règne de Louis XVIII, Edmond Dantès, marin, employé sur le bateau "Le pharaon" est accusé à tort de bonapartisme et enfermé dans le Château d'If, sur l'île du même nom, au large de Marseille. Après quatorze années, il réussit à s'échapper et s'empare du trésor de l'île de Monte-Cristo, dont l'emplacement lui a été révélé par un compagnon de captivité, l'abbé Faria. Devenu riche et puissant, il entreprend, sous le nom de comte de Monte-Cristo, de se venger de ceux qui l'ont accusé ou ont bénéficié directement de son incarcération pour s'élever dans la société." -- Wikipedia.

Lien: pour un résumé et une analyse de l'oeuvre sur le beau site Alexandre Dumas, deux siècles de littérature vivante.


samedi 24 juin 2006

La fête du Québec

Sur ce site, on peut lire un bref texte sur les origines de la fête du Québec:

"Les célébrations du 24 juin trouvent leurs origines dans un passé immémorial. Historiquement, elles sont associées aux célébrations antiques du solstice d'été en même temps qu'aux fêtes agraires qui marquaient autrefois le début de l'été. Durant le premier millénaire de notre ère, les célébrations du solstice d'été furent christianisées en Europe et atteignirent une importance majeure au moyen âge. L'église catholique plaça son caractère rituel et sacré sous le patronage de Saint-Jean-Baptiste. C'est cette fête chrétienne que nos ancêtres importèrent d'Europe dès les débuts de la colonisation. Dans les premières années de la Nouvelle-France, la Saint-Jean comportait des éléments païens que le clergé s'efforça avec plus ou moins de succès d'abolir." (la suite)



Nos racines

Le site s'adresse à un public jeune, c'est assez évident sur la page d'accueil: on parle au visiteur comme à un bébé, avec l'utilisation du tutoiement (Consulte la collection pour découvir des histoires locales du Canada en anglais et en français. Reviens souvent nous visiter - nous ajoutons constamment des nouveautés, etc.) Mais, tout de même ce site de Nos racines: Les histoires locales du Canada, produit par les universités de Calgary et de Laval, offre des ressources éducatives très intéressantes, notamment la numérisation du Journal du siège de Québec, du 10 mai au 18 septembre 1759, annoté [en 1922] par Aegidius Fauteux, bibliothécaire de Saint-Sulpice. Le journal est présenté ici sous la forme d'un carnet web et la lecture est très agréable.

Aegidius Fauteux écrit:

"... Nous croyons que le présent Journal du siège de Québec est un des plus précieux qui aient encore été mis au jour. Il se recommande par l'abondance du détail, par l'exactitude de l'information et par la sagacité du jugement. La note personnelle y est particulièrement apparente. Parmi toutes les relations qui ont été conservées sur la même période, nous n'en connaissons pas qui soient écrites d'un style aussi alerte et qui nous donnent aussi vivement l'impression d'assister à l'agonie du Canada français. [...]

"Malheureusement, nous n'avons pu réussir jusqu'ici à lever le voile d'anonymat qui recouvre ce Journal. Malgré plusieurs années de patientes recherches, il nous a été impossible d'en découvrir l'auteur. [...] Ce qui apparaît certain, c'est que l'auteur était ou un écrivain de la marine ou un commis aux écritures.[...]"


vendredi 23 juin 2006

Blogue sans dieu

Ce blogue m'a fait particulièrement plaisir: celui de Veuve Tarquine, et particulièrement ce billet: Ce blog ne croit pas en dieu! Elle écrit:

"Ce soir, alors que je croisais un énorme 4x4 arborant fièrement sur sa lunette arrière un autocollant vantant les mérites de Notre-Dame de la Compassion Charitable et Miséricordieuse, je me suis dit que j'allais bientôt imiter les Pasfous et coller moi aussi sur ma bicyclette : "This bike does not believe in god." Sauf que vous en conviendrez, la surface lisible sur un vélo est singulièrement réduite...

"J'en étais là dans mes réflexions quand parvenue devant chez moi j'avise pour la troisième fois en deux jours une jeune fille voilée de noir des pieds à la tête, poussant le vice jusqu'à cacher ses mains dans des gants noirs... par cette chaleur!

"Alors littéralement saturée par tout ce qui a trait de près ou de loin à un quelconque dieu, je me suis dit que j'allais vous donner le fond de ma pensée!"


mardi 20 juin 2006

Les expositions de la BNF

Le site de la Bibliothèque nationale de France, ce n'est pas seulement des dizaines de milliers de volumes numérisés. On y trouve aussi de très belles expositions virtuelles en ligne, comme celle-ci sur Émile Zola, ou encore celle-ci, dont j'ai déjà parlé, sur les contes de fées, ou encore sur Jean-Paul Sartre, ou celle-ci, magnifique, sur les maîtres de la BD européenne. Et il en a bien d'autres encore , qui valent plus que le coup d'oeil.



Laurent Laplante

"Laurent Laplante a consacré sa vie à la communication sous toutes ses formes. Il a été chargé de cours dans diverses universités québécoises, surtout en science politique et en communication. Il a été éditorialiste ou rédacteur en chef dans différents quotidiens, comme Le Devoir, L'Action, Le Jour et Le Soleil, en plus d'agir comme analyste ou animateur dans bon nombre d'émissions d'affaires publiques soit à la radio soit à la télévision. Il a déjà publié une douzaine de livres sur des sujets aussi diversifiés que le suicide, la police, l'information, l'université, la gestion, l'olympisme, la démocratie. À titre de conférencier, il demeure en contact constant avec les milieux de l'éducation, de la justice, des affaires sociales." plus

Quand il avait cessé ses billets sur le site des Chroniques de Cybérie, des toujours intéressantes chroniques politiques de l'actualité nationale et internationale (Dixit Laurent Laplante), que l'on peut retrouver ici en archives, il avait expliqué courageusement pourquoi il cessait d'écrire ces textes:

"Pourquoi? En partie pour les raisons prévisibles: fatigue, santé, coût excessif de ce bénévolat... Mais surtout pour des motifs d'ordre professionnel. Je l'ai souvent dit, le métier d'analyste est de ceux qui, à mes yeux, ne peut ni ne doit se pratiquer de façon trop prolongée. Au bout de quelques années, trois ou quatre dans mon cas, les rengaines se multiplient, les redites surabondent, la pensée s'embourgeoise. Lectrices et lecteurs n'ont qu'à lire le titre et à repérer ma signature pour deviner ce qui se loge entre les deux. Il est temps d'aller faire autre chose."

Beaucoup de chroniqueurs n'auront pas cette lucidité.


lundi 19 juin 2006

Ifs

Quand, dans Le Comte de Monte-Cristo, on va porter M. et Mme de Saint-Méran au caveau de famille, dans le cimetière du Père-Lachaise, c'est, précise-t-on, le long d'un "petit chemin bordé d’ifs". Et ce n'est pas un hasard si on y retrouve des ifs. Dans plusieurs romans du dix-neuvième siècle, le fait est noté. En fait, l'if a longtemps été symbole de l'immortalité et de la mort, et paraît-il, on en trouve encore beaucoup dans les vieux cimetières, du moins en Europe. Henri Gadeau de Kerville écrit: "Jadis on plantait des ifs dans les cimetières parce que l’on croyait, bien à tort, que leurs feuilles avaient la propriété d’absorber les miasmes nocifs s’exhalant de la décomposition des cadavres et parce que le feuillage toujours vert de cet arbre et sa longévité considérable symbolisent en quelque sorte, pour les spiritualistes, l’immortalité de l’âme."

Quelques beaux liens sur les ifs:

Quelques arbres "remarqués" de Haute-Normandie.

L’if: ce normand méconnu.

Et surtout cette page magnifique: Arbres remarquables.


samedi 17 juin 2006

Médias citoyens

Vous avez le choix: Cent papiers, pour le Québec, ou bien Agora Vox pour la France. Ça se veut et ça se dit du "journalisme citoyen", mais ça ressemble assez aux sites web des journaux commerciaux. Il y a les sections Actualités, Économie, Société, International, etc., des forums, des dossiers, des caricatures, enfin vraiment tout comme un journal, mais gratuits, et avec beaucoup moins de pub, et vraiment très très bien faits. Seulement on y a fait très peu de place à la littérature; faut croire qu'elle ne fait pas partie de la vie du citoyen.


mercredi 14 juin 2006

La mazzolata

Je suis en train de lire le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas. Il y a une scène où le comte, avec deux amis, assistent à des exécutions capitales, l'une qui doit se faire par décapitation et l'autre par mazzolata. Au dernier moment, l'un des condamnés (celui qui devait être décapité) voit sa peine reportée; alors, l'autre, qui doit mourir, tranquille jusque-là, devient soudainement furieux. "Qu'y a-t-il donc?" demande l'un des amis.

"Ce qu’il y a? dit le comte, ne comprenez-vous pas bien? Il y a que cette créature humaine qui va mourir est furieuse de ce que son semblable ne meure pas avec elle et que, si on la laissait faire, elle le déchirerait avec ses ongles et avec ses dents plutôt que de le laisser jouir de la vie dont elle va être privée. Ô hommes! hommes! race de crocodiles! comme dit Karl Moor, s’écria le comte en étendant les deux poings vers toute cette foule, que je vous reconnais bien là, et qu’en tout temps vous êtes bien dignes de vous-mêmes!"

Et le supplice:

"Les deux valets avaient porté le condamné sur l’échafaud, et là, malgré ses efforts, ses morsures, ses cris, ils l’avaient forcé de se mettre à genoux. Pendant ce temps, le bourreau s’était placé de côté et la masse en arrêt; alors, sur un signe, les deux aides s’écartèrent. Le condamné voulut se relever, mais avant qu’il en eût le temps, la masse s’abattit sur sa tempe gauche; on entendit un bruit sourd et mat, le patient tomba comme un bœuf, la face contre terre, puis d’un contrecoup, se retourna sur le dos. Alors le bourreau laissa tomber sa masse, tira le couteau de sa ceinture, d’un seul coup lui ouvrit la gorge et, montant aussitôt sur son ventre, se mit à le pétrir avec ses pieds. À chaque pression, un jet de sang s’élançait du cou du condamné."

Prochain billet peut-être, un beau petit conte, où un ogre mange les petits enfants.


mardi 13 juin 2006

Des livres à télécharger

Vers 1880, Henry E. Carnoy avait publié à Paris un recueil de Contes français, où il avait inclus quatre contes québécois, prétendant, semblait-il, que "les Canadiens sont Français d’origine, de langue, on pourrait même dire de cœur". Les éditions de l'Arbre d'Or, qui publie le recueil de contes, ont extrait les quatre contes québécois, et les rendent ici disponibles gratuitement au format PDF.

Les Éditions du Boucher produisent de très beaux livres numérisés, dont certains sont téléchargeables gratuitement. À signaler: de Fougeret de Monbron, un tout petit conte libertin, Le canapé, couleur de feu.

Et enfin, sur le site Maupassant par les textes, l'un des plus beaux livres numérisés que j'ai vu, Le Horla, avec tout pleins d'illustrations.


lundi 12 juin 2006

Ceci n'est pas un blogue

Les commentaires sont fermés, certains billets seront corrigés après leur publication, d'autres sont carrément supprimés après un certain temps... Mais, mais, mais! ceci n'est pas un blogue? Eh bien, appelez cela comme vous voudrez, si cette appellation est trop restrictive, il faut alors trouver une autre appellation: je fais comme je veux.

Et à propos, l'Office québécois de la langue française donne ici une définition claire et détaillée du mot blogue et donne son avis sur des appellations que l'on voit parfois: blog, weblog, bloc-notes et, mais alors très rarement, joueb.

Image: Une peinture de René Magritte.


dimanche 11 juin 2006

Le frère Marie-Victorin

Cette fin de semaine, le Jardin botanique de Montréal a soixante-quinze ans. Il a été créé à l'instigation du frère Marie-Victorin, botaniste et éducateur. Le grand oeuvre du frère Marie-Victorin est certainement la Flore laurentienne, parue en 1935. Ses 917 pages décrivent 1917 espèces de plantes du Québec et présentent quelque 2800 illustrations. Mais il a aussi écrit un recueil de nouvelles (Récits laurentiens) et un recueil de textes (Croquis laurentiens) qui présentent différents aspects de la plaine laurentienne. Ces deux volumes sont disponibles à la Bibliothèque:

Croquis laurentiens. PDF. 975 Ko.
Récits laurentiens. PDF. 464 Ko.


samedi 10 juin 2006

Loisel et Tripp

"Loisel et Tripp signent une BD sur le Québec rural des années 20 qui fait craquer la France. Lisez l'histoire de Marie, le premier tome de la série. Une nouvelle planche à découvrir chaque jour." C'est sur le site de Cyberpresse, dans la section Magasin général. Les dessins sont magnifiques.

30 juin: La page n'est plus disponible sur le site du quotidien La Presse, mais l'album, lui, est encore disponible en librairie.

15 août: Entrevue avec les auteurs, Régis Loisel et Jean-Louis Tripp, sur le site de Radio-Canada.


vendredi 9 juin 2006

Le débutant, d'Arsène Bessette

À signaler, en littérature québécoise: Le débutant, roman d'Arsène Bessette.

Le débutant. (PDF) 747 Ko.

Comme Paul Mirot, le héros de son roman, Arsène Bessette (1873-1921) a été journaliste, dont à La Patrie, au Canada français et à La Presse. Lorsqu’il publie son unique roman, Le débutant, en 1914, le livre est condamné par l’Église et passe quasi inaperçu. Pourtant, on considère aujourd’hui que c’est une des meilleures oeuvres de la littérature québécoise. "Ne cherchons pas à le qualifier autrement que de bon roman, si l'on est connaisseur. Il fallait sans doute que s'écoulât un demi-siècle pour que l'on s'en aperçoive", écrit Madeleine Ducrocq-Poirier, en préface à l'édition de la Bibliothèque québécoise.

Édition de référence pour cette édition numérisée : Bibliothèque québécoise, Éditions Fidès. Voir une présentation du roman sur le site de la Bibliothèque québécoise.


mercredi 7 juin 2006

Honoré de Balzac: portrait

Dans Expliquez-moi... Balzac (Foucher, Paris), Pierre Chardon dresse un magnifique portrait de cet être d'exception que fut Honoré de Balzac. J'ai extrait ces quelques pages:

Honoré de Balzac: portrait. PDF. 61 Ko.

"Balzac prenait des notes sur un carnet qui ne le quittait jamais, comme un peintre fait des croquis. Il avait sa méthode et son ordre rigoureux. Léger repas à six heures du soir. Il se couche, se fait réveiller vers minuit, s’enveloppe d’un froc de laine blanche, puis armé d’une plume de corbeau, muni de papier, d’encre, il s’installe. Du café extrêmement fort, non sucré, chauffe sur une veilleuse. Silence de la nuit, fraîcheur des idées naissantes, douce lueur des bougies ou de la lampe à huile, suscitant des ombres évocatrices. Il écrit jusque vers sept heures. Il s’arrête, prend un bain, s’allonge sur son divan, rêve. De huit à neuf heures vient l’éditeur. Puis reprise de la plume jusqu’à midi. Petit repas. Il recommence jusqu’à six heures. Cette claustration, ce jeûne, durent un mois, deux mois. Quand Balzac reparaît dans le monde, au théâtre, dans les journaux, amaigri, le visage creusé, les yeux cernés et brillants, il ressemble à un chien toujours attaché qui a rompu sa chaîne, ou, comme dit son ami Champfleury, à un sanglier joyeux." -- Pierre Chardon.


mardi 6 juin 2006

Manuel de civilité pour les petites filles

Anne Archet a migré pour un temps sur le site Sexe, love'n gaudriole, afin de nous faire partager ses choix en littérature érotique: "Les meilleurs pages de la littérature érotique ou pornographique. Place à l’imagination et surtout, avant de descendre avec nous, prenez de quoi vous rafraîchir! Quand l’écrit part en Enfer, ça peut brûler les yeux." Des auteurs? Sade bien sûr, André Pieyre de Mandiargues, et des moins connus, ou alors dans des textes qui ne le sont pas du tout ou presque, comme ce petit livre de Pierre Louys, une belle découverte pour moi: Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation. En plus le livre est téléchargeable gratuitement, sur le site de Cypherpress. Une très belle édition, d'ailleurs, ce qui ne gâte rien.

Manuel de civilité pour les petites filles. PDF. 522 Ko.


lundi 5 juin 2006

Contes et récits du Canada

Le très beau site des Classiques des sciences sociales est certainement très bien connu. Tenu par Jean-Marie Tremblay, le site propose, comme son intitulé l'indique, des textes en sciences sociales. Mais voici un recueil de Contes et récits du Canada, d'après un volume publié par Charles Quinel et Adhémar de Montgon à Paris en 1940.




dimanche 4 juin 2006

Olivier Twist, de Charles Dickens

Nouveauté: Olivier Twist, roman de Charles Dickens (1812-1870), dans une traduction d'Alfred Gérardin.

Olivier Twist I. PDF. 946 Ko.
Olivier Twist II. PDF. 910 Ko.

Sa mère étant morte en le mettant au monde, Olivier Twist est placé dans un dépôt de mendicité, sorte d'orphelinat, où il devient vite le souffre-douleur du cruel bedeau Bumble qui, pour s'en débarrasser, le place comme apprenti chez un fabricant de cercueils. Maltraité, Olivier s'enfuit à Londres où il est enrôlé dans une bande d'enfants-voleurs dirigé par Fagin, un homme redoutable. Olivier Twist n'est pas au bout de ses peines.

"Dans Oliver Twist, le héros qui donne son titre au livre le plus connu de Charles Dickens est recueilli par un certain Fagin, un vieux juif peu scrupuleux qui dirige une bande de gamins voleurs et vit à leurs dépens. Ce dernier, présenté par Dickens comme le stéréotype du juif exploiteur et avare, ne fait que passer dans le roman, mais constitue l'un des personnages les plus mémorables de la littérature anglaise." -- Wikipedia.


samedi 3 juin 2006

Oh! les beaux dollars!

Balzac fait dire à l'usurier Gobseck, dans sa nouvelle éponyme:

"Si vous aviez vécu autant que moi vous sauriez qu’il n’est qu’une seule chose matérielle dont la valeur soit assez certaine pour qu’un homme s’en occupe. Cette chose... c’est L’OR. L’or représente toutes les forces humaines. J’ai voyagé, j’ai vu qu’il y avait partout des plaines ou des montagnes: les plaines ennuient, les montagnes fatiguent; les lieux ne signifient donc rien. Quant aux moeurs, l’homme est le même partout: partout le combat entre le pauvre et le riche est établi, partout il est inévitable; il vaut donc mieux être l’exploitant que d’être l’exploité; partout il se rencontre des gens musculeux qui travaillent et des gens lymphatiques qui se tourmentent; partout les plaisirs sont les mêmes, car partout les sens s’épuisent, et il ne leur survit qu’un seul sentiment, la vanité! La vanité, c’est toujours le moi. La vanité ne se satisfait que par des flots d’or."


 

Accueil

Groupe Yahoo

Oeuvres québécoises

Collection Littérature québécoise

Les opuscules

Collection Littérature jeunesse

Collection Littérature d'aujourd'hui

Textes en anglais

Oeuvres du monde entier

Collection À tous les vents

Collection Libertinage

Collection Classiques du 20ème siècle

 

Mes autres blogues:

Lien - Lien - Blogger - Blogono

______

 

Jean-Yves Dupuis

Les temps assassins

et autres nouvelles

 

______

 

Jean-Yves Dupuis

Péchés de vieillesse

roman

 

______

 

Appel à l'aide! (PDF)

 

 

 

 

 

Top Blogues