Les langues: sources de vie
Par Jean-Yves Dupuis, mardi 14 novembre 2006 à 07:23 :: General :: #479 :: rss
Jacques Dufresne, dans L'Encyclopédie de l'Agora:
"Les langues suivent les empires [écrivait Alain Dubuc dans La Presse du 2 septembre]; si le Québécois était soutenu par la puissance américaine, on l’imiterait dans les salons parisiens. «Les transformations subies par le français au Québec sont très similaires à celles qu’ont connues l’anglais aux États-Unis, le portugais au Brésil, l’espagnol en Amérique latine. La différence, la vraie, c’est que dans tous les autres cas les locuteurs d’Amérique sont plus nombreux et plus puissants que ceux de la métropole…»
"Que valent en elles-mêmes ces langues si bien servies par la démographie? Elles ne valent, précise Dubuc, ni plus ni moins que le québécois, dont il n’a pas la plus haute idée puisqu’il se borne à en dire qu’il n’est pas plus «bâtard, déformé, pauvre que les autres langues du Nouveau monde.»
«Ce n’est pas nous, poursuit Dubuc, qui avons un problème, mais plutôt les Français. Et lorsque Thierry Ardisson se moque du français québécois, il n’est pas branché et urbain. Il reflète tout simplement la rigidité, le conformisme et la sclérose de la société française.» Dubuc adresse un reproche semblable à l’académicien Maurice Druon."
La suite de cet très intéressant article ici.
"Les langues suivent les empires [écrivait Alain Dubuc dans La Presse du 2 septembre]; si le Québécois était soutenu par la puissance américaine, on l’imiterait dans les salons parisiens. «Les transformations subies par le français au Québec sont très similaires à celles qu’ont connues l’anglais aux États-Unis, le portugais au Brésil, l’espagnol en Amérique latine. La différence, la vraie, c’est que dans tous les autres cas les locuteurs d’Amérique sont plus nombreux et plus puissants que ceux de la métropole…»
"Que valent en elles-mêmes ces langues si bien servies par la démographie? Elles ne valent, précise Dubuc, ni plus ni moins que le québécois, dont il n’a pas la plus haute idée puisqu’il se borne à en dire qu’il n’est pas plus «bâtard, déformé, pauvre que les autres langues du Nouveau monde.»
«Ce n’est pas nous, poursuit Dubuc, qui avons un problème, mais plutôt les Français. Et lorsque Thierry Ardisson se moque du français québécois, il n’est pas branché et urbain. Il reflète tout simplement la rigidité, le conformisme et la sclérose de la société française.» Dubuc adresse un reproche semblable à l’académicien Maurice Druon."
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