dimanche 31 décembre 2006
Ici et là
Les 20 meilleures livres de l'année selon Lire. En tête de liste, Les Bienveillantes de Jonathan Littell. C'est très français, comme on pouvait s'y attendre. - Par ailleurs, le magazine a préparé un numéro hors-série: Tintin, les secrets d'une oeuvre.Tintin, sur le site de l'Express. Ou bien encore, tout Tintin.
Louis Hémon était bien connu pour son opportunisme et sa fréquentation de milieux libertaires. Ce n'est pas moi qui le dis. C'est écrit dans Wikipedia. Heureusement il a été demandé de vérifier cet article, mais ça ne semble pas aller très vite car j'étais allé sur la page il y a assez longtemps et à peu près rien n'a été changé depuis. Sur le forum, quelqu'un (rien n'est signé sur Wikipedia et on ne sait jamais d'où ça vient) a laissé un long commentaire, qui me semble beaucoup plus intéressant que l'article même. Extrait: "Hémon n'écrivait pas des romans autobiographiques. Il décrivait ce qu'il voyait, entendait. Il allait sur place pour faire enquête en quelque sorte. Comment aurait-il pu passer sous silence la pratique religieuse de l'époque? Il la décrit sans la condamner. Il comprend le besoin de sacré chez ces paysans perdus au bout du monde habité."
Qu'ont en commun Jonathan Littell, Nancy Huston, Andreï Makine, Alain Mabanckou et Léonora Miano? Eh bien, ils ne sont pas français, mais ils écrivent en français, apportant un souffle d'ailleurs dans la littérature.
Sur NouvoLivrActu, Lorenzo Soccavo prévoit que 2007 sera l'année du e-paper. Du quoi? Ça. Hum, j'ai des doutes.
Les journaux, entre autres La Presse, font grand cas de ce que le titre du septième et vraisemblablement dernier tome des Harry Potter soit maintenant connu: Harry Potter and the Deathly Hallows. On a même lancé des paris: qui va tuer Harry Potter? Mais personne, je crois, n'a encore parié sur le temps que ça va prendre pour que le livre se retrouve, en français comme en anglais, sur les réseaux P2P.

C'est assez désespérant de
Josée Boileau, en éditorial, dans
Dans Le Devoir d'aujourd'hui:
Le titre de l'article dans Le Devoir (Éloge de la méchanceté) est particulièrement mal choisi; en dédicace à son livre, Michel Fize écrit ceci, qui n'est rien moins qu'un éloge:
En 1933, les éditions de Morney, à Paris, ont fait paraître une édition de Maria Chapdelaine, le roman de Louis Hémon, illustrée par le peintre québécois Clarence Gagnon. Cette édition présentait 54 gouaches; l'illustrateur y a travaillé pendant plus de trois ans. Ces magnifiques illustrations contribuent à faire de cette édition la plus prestigieuse de ce roman.
Les sites présentant des contes de Noël ne manquent pas sur le web. Cependant
"Céline, c’était aussi une gueule, une allure, une démarche. Sa voix, si singulière, s’entend aussi bien dans ses livres que dans ses photos. Sa période Meudon, qui correspond aux dix dernières années de sa vie (1951-1961), a été l’occasion de nombreux reportages. Le reclus ouvrait volontiers sa porte à qui voulait bien l’entendre déverser sa bile contre ses contemporains." -- Tiré d'un
Nouveauté: un recueil de deux nouvelles de Fiodor Dostoïevski, toutes deux écrites en 1848, soit un peu après Les pauvres gens et Le double. Dostoïevski a alors 27 ans.
Yvon Deschamps, interrogé par Stanley Péan, sur le site du
Nouveauté: Le Robinson suisse, un roman de Johann David Wyss, ouvrage paru en allemand en 1812 et ici présenté en deux volumes.
"La bonne santé du livre de poche dépend toujours d’une tendance économique et historique. «Si l’on voit apparaître les ancêtres du livre de poche au milieu du XIXe siècle, ce n’est pas un hasard, explique Jean-Yves Mollier, professeur des universités. C’est le moment précis où le livre se démocratise.» En 1838, le prix moyen d’un livre, c’est 15 francs de l’époque, ce qui équivaut à 80 euros d’aujourd’hui, soit un produit réservé à une élite. Dix-sept ans plus tard, en 1855, le prix moyen est tombé à 1 franc, soit environ 4,50 euros. Cent ans plus tard, en 1953, c’est la naissance du Livre de poche, avec Koenigsmark, de Pierre Benoit, lancé par Henri Filipacchi, au moment où la France s’ouvre à la société de consommation. (...)
Noah Richler, fils de l'écrivain Mordecai Richler, vient de publier This Is My Country, What's Yours?, dans lequel, "il y décrit les deux années qu'il a passées à interroger des écrivains et romanciers sur les lieux et choses au Canada qui leur tiennent le plus à coeur". "Noah Richler estime qu'en matière de littérature, du moins, la séparation franco-anglo est bel et bien en voie de disparaître au profit d'une fiction canadienne plurielle et multiculturelle dans laquelle le Québec a pleinement sa place", écrit-on dans 
Lorenzo Soccavo, dans
Les émissions radio littéraires ne sont pas si rares. Il y a cependant la
Nouveauté: Anna Karénine, un roman de Léon Tolstoï (1877), ici présenté en deux volumes.
Alberto Manguel, écrivain né en Argentine, a vécu longtemps au Canada où il y a même obtenu sa citoyenneté; il vit maintenant en France. Il vient de publier La Bibliothèque, la nuit. Il est
Nouveauté: Mont-Oriol, un roman de Guy de Maupassant, sa troisième œuvre romanesque, parue en 1887.
Philippe Berthier – qui dirige avec Yves Ansel la nouvelle refonte des oeuvres complètes de Stendhal dans La Pléiade, dont le premier volume a paru en 2005 - en interview dans Le Monde du 3 juin 2005:
Il y en a qui n'aiment pas et il y en a d'autres qui n'aiment vraiment pas
Nouveauté: dans la collection Littérature québécoise, Le Cap Éternité, un recueil de poésies de Charles Gill.
Nouveauté: Robinson Crusoé, roman de Daniel de Foë, présenté ici en deux tomes et dans son intégralité.
Dans le supplément Livres du journal
Ce mois-ci, le
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