L'Orient littéraire, au Liban
Par Jean-Yves Dupuis, lundi 15 janvier 2007 à 09:36 :: General :: #581 :: rss
Michel Butor, écrivain longtemps associé à la vague du nouveau roman, qui a sévi en France dans les années 1960 et 70, à qui on demandait s'il se considérait comme un écrivain "bourgeois":"Oui, certainement. Mais 99% des écrivains français, aujourd’hui, sont issus de la bourgeoisie. Écrire, c’est une occupation qui exige beaucoup de temps et beaucoup de loisirs. Un ouvrier n’a pas le temps, je ne dis pas d’écrire une oeuvre valable, mais une oeuvre tout court... D’ailleurs, toutes ces notions sont vagues en France, les écrivains ne sont pas tous des bourgeois comme on les considérait au XIXe siècle, et les ouvriers français commencent, de plus en plus, à s’embourgeoiser... D’ailleurs, il n’y aucune honte à être bourgeois. Ce qui compte, ce sont nos rapports avec les choses, les gens."
Un long extrait de cet entrevue qui date tout de même de 1962 a paru dans L'Orient littéraire (Liban), du jeudi 3 août 2006. Ce supplément, qui paraît tous les premiers jeudis de chaque mois, est téléchargeable au format PDF sur le site du journal L'Orient le Jour. À signaler, dans le numéro courant (4 janvier 2007), une entrevue avec Pierre Assouline, qui présente son dernier roman Rosebud.

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