Ici et là
Par Jean-Yves Dupuis, vendredi 23 février 2007 à 08:44 :: General :: #683 :: rss
Jérôme Garcin, dans le Nouvel Observateur: "...l'image de l'éditeur parisien qui corrompt les critiques, achète les jurés et publie des livres par intérêt plus que par passion est ineffaçable. Peu importe qu'elle soit fausse, elle appartient au folklore germanopratin. Ces temps-ci, le cinéma et le théâtre s'emploient à la cultiver." -- Germanopratin, selon Wikipédia: qui se réfère à Saint-Germain-des-Prés. Le terme aurait une nuance d'ironie.Le site Love, sexe'n gaudriole traite d'une lettre écrite par George Sand et adressée à Alfred de Musset. Il s'agirait en fait d'un canular rédigé à la fin du 19e siècle ou avant la première guerre mondiale. Dommage! Voyez un peu: "Je garde le souvenir de votre baiser et je voudrais bien que ce soit une preuve que je puisse être aimée par vous. Je suis prête à montrer mon affection toute désintéressée et sans calcul, et si vous voulez me voir ainsi vous dévoiler, sans artifice, mon âme toute nue..." Par contre, la lettre de Musset citée dans le billet serait authentique.
Dans le journal Voir, un article de Tristan Malavoy-Racine qui nous présente Régis Loisel et Jean-Louis Tripp, qui font "la pluie et le beau temps sur le marché du 9e art francophone", avec, bien sûr, leur album Magasin général, dont j'ai déjà parlé.
Dans Le Monde, Benoît Yvert s'interroge sur l'avenir des librairies. Extrait: "La littérature a encore un bel avenir devant elle, car elle correspond à une "lecture choisie"; les gens continueront d'acheter ce qu'ils veulent conserver. Mais l'édition, c'est aussi de la "lecture subie", courte, d'information. Celle-ci sera de plus en plus consultée sur le réseau et n'encombrera plus à terme les rayons des librairies et des bibliothèques. Le vrai défi concerne donc cette zone qui représente entre 30% et 50% de l'édition."Sur le blogue (très intéressant) de L'Illettré, récemment ouvert: "Il me semble qu'il existe deux extrêmes dans les manières de lire: l'un qui consiste à lire crayon à la main, à s'approprier pleinement le texte, quitte à le maltraiter un peu; l'autre qui considère le livre comme un objet d'art, et ne saurait tolérer la moindre page cornée, quitte à placer l'ouvrage sous verre (et sous vide)."
Bric à brac: un blogue tout particulier qui a une section livres particulière aussi.
Un beau site bien fait: Jacques Sternberg en solitaire. Jamais lu un de ses livres mais j'aimais bien le lire dans Le Magazine littéraire.

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