La guerre d'Espagne
Par Jean-Yves Dupuis, lundi 26 février 2007 à 05:04 :: General :: #689 :: rss
Décembre 2006, le Monde diplomatique traitait de romans dont le sujet était la guerre d'Espagne. Le romancier italien Bruno Arpaia, avec Du temps perdu, fait parler son personnage Laureano, sur le vingtième siècle:«Vous savez ce que je pense? Que c’est vraiment un siècle de merde: il a dévoré lentement tous les idéaux, il les a fait se consumer dans les tragédies des cinquante premières années, brûlés comme dans une fournaise, et ensuite, avec cette fausse paix, il a fait en sorte que personne n’ait plus envie d’en rechercher d’autres. Le résultat, vous l’avez devant vos yeux: rien en quoi croire, rien à espérer...»
Dans le Monde diplomatique, lire aussi cet intéressant article:
Les écrivains et la guerre d’Espagne, par Emilio Sanz De Soto: "Dans leur immense majorité, les écrivains - à la suite de Malraux, Hemingway, Orwell, Ehrenbourg, Vittorini, etc. - choisirent de défendre la République et ses valeurs face à ce qu’ils sentaient venir comme principal danger des années 30 menaçant leur propre pays et la création artistique: le nazisme anthropophage et liberticide."
Image ci-contre: Guernica, de Pablo Picasso. (agrandissement)"Le 26 avril 1937, au cours de la guerre civile d’Espagne (1936-1939), la petite ville de Guernica, foyer des libertés basques, fut détruite par l’aviation franquiste. C’était la première fois, dans l’histoire militaire, qu’une agglomération civile était entièrement rasée par un bombardement aérien. Le monde entier en fut ému. Le peintre Pablo Picasso, bouleversé par ce meurtre de masse, réalisa dans les semaines qui suivirent la célèbre toile que l’on considère comme son chef-d’oeuvre et l’un des sommets de la peinture du XXe siècle." - Emilio Sanz De Soto.
Deux romans sur la guerre d'Espagne:
André Malraux: L'espoir.
Ernest Hemingway: Pour qui sonne le glas.

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