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jeudi 1 mars 2007

Le droit d'auteur

Dans Le Monde d'aujourd'hui, décision apparemment importante concernant le droit d'auteur en France:

"La Cour de cassation vient de répondre par un arrêt en date du mardi 27 février (Le Monde du 28 février). Il met fin à plus de dix ans de débats. Désormais, il ne sera pas possible - sauf pour quelques cas très précis - de cumuler les soixante-dix années de droits d'auteur avec les quatorze années de prorogations de guerre... Il reste une inconnue: la Cour n'a en effet rien dit sur le statut des auteurs morts pour la France, qui donne droit à trente années de protection supplémentaires. Peut-on le cumuler avec les soixante-dix années de protection de droits d'auteur?"

Les oeuvres d'Antoine de Saint-Exupéry et de Guillaume Apollinaire sont donc encore protégées par le droit d'auteur, du moins en France. Il n'est pas question d'Internet dans l'article du Monde. Ç'aurait pu être intéressant.



La vie d'écrivain

Dans l'Express d'aujourd'hui, des auteurs racontent les petits heurs et malheurs du métier:

Paule Constant:

«Ma vocation est née, à l'âge de 8 ans, dans un coin paumé du Cameroun, à Batouri. A l'époque, j'avais de très mauvaises notes en orthographe. Un jour, mon père, un médecin très hautain, lance devant toute la petite société coloniale du bled: "Au moins, on est sûr qu'elle ne sera pas Françoise Sagan." Cette humiliation mortelle m'a poussée à écrire. Beaucoup plus tard, à l'occasion de l'envoi de l'un de mes romans à Françoise Sagan, je lui décris l'anecdote. Elle ne m'a jamais répondu. Une autre humiliation!»

Ou cette anecdote absolument délicieuse de Jean d'Ormesson:

«Parmi mes 23 ou 24 apparitions chez Pivot, je me souviens notamment de l'émission avec Roger Peyrefitte, qui avait écrit Les Juifs. Un livre que j'avais modérément apprécié. Il s'en aperçoit et proclame, à la fin de l'émission: "Vous rappelez-vous, monsieur d'Ormesson, quand nous allions ensemble au bordel, à Bangkok?" J'avais effectivement rencontré Peyrefitte chez l'ambassadeur de France à Bangkok, et ce dernier nous avait tous invités dans un salon de massage. L'expliquer en détail aurait pu paraître filandreux. Alors j'ai répondu: "Oh! je m'en souviens très bien: c'était l'époque où je vous méprisais moins qu'aujourd'hui."»



Ici et là

On parle assez en ce moment, notamment ici, de ce que Gaston Lagaffe a cinquante ans cette année, mais l'histoire de Bécassine est à mon avis bien plus intéressante. Le personnage, encore aujourd'hui, n'est pas apprécié par tout le monde, il révèlerait, pour plusieurs, le mépris que l'on avait, au début du vingtième siècle, pour les paysans bretons. Bécassine, "une brave fille naïve à qui son ignorance de la vie parisienne ne cesse de faire commettre des bourdes", est apparue pour la première fois en 1905, dans le magazine La Semaine de Suzette. Pour le Dictionnaire de la langue française informatisé, une bécassine est une femme stupide ou ridicule.

Philologue et sociologue, Jacques Dubois, sur Proust et Stendhal: "C'est Proust qui m'a conduit à Stendhal. Les deux écrivains ont en commun une manière spécifique d'approcher la vie des salons. L'un et l'autre éprouvent un très grand désenchantement qui finit par produire son propre enchantement. Ils ont un tel plaisir à ironiser sur les pratiques humaines qu'ils s'épargnent toutes les dépressions nerveuses." -- Le Soir (Belgique).

Bon, on apprend, par la Grande Rousse, que la petite queue du béret en son centre est un cabillou. Il s’agit maintenant de trouver à quoi sert le cabillou. Je n'en vois qu’une seule utilité: faire parler les gens.

Il y a Lulu.com, qui fait plus sérieux, mais il y a aussi Jets d'encre, et je pourrais en trouver quelques autres si je voulais. Et tout ce monde veut votre fortune littéraire, et souvent aussi votre argent... Sur ce dernier site, dans la FAQ, à la question: "Suis-je sûr d’être publié?" La réponse est: oui. Ça veut dire que l'on peut leur envoyer n'importe quelle merde, pour se retrouver avec une jolie facture au bout du compte. La façon a changé depuis que la Pensée universelle annonçait à pleines pages dans le Magazine littéraire, mais le fond reste le même.


Chroniques d'outre-tombe (2)

Ce billet a été programmé pour s'afficher seulement après ma mort. D'autres suivront, le premier jour de chaque mois, à minuit une minute. Vous croyiez en avoir fini avec moi? Hé hé!

Aujourd'hui, quelques mots sur ce bandit de Claude Poirier...

Le très honnête Claude Poirier est même venu se parjurer en Cour, disant qu’il avait vu le vidéo du policier assassin de la caisse populaire de Saint-Antoine. Ce qui n’était pas vrai, bien sûr. “Monsieur Crédibilité” avait une dent contre moi, parce que je lui avais dit qu’il était un téteux de flics. Il faut l’entende, ce bandit, s’offusquer des clients de prostituées de Québec, il est cent fois plus bandits qu’eux. Pourtant il sévit encore sur nos ondes. Et ces peureux de journalistes font semblant qu'ils ne savent rien, criss!

Et sûrement encore que la vieille rouleau à la langue sale, n'a pas fini d'écoeurer le peuple! ces déchets humains devraient être effacés de la surface de la terre... maudite cancéreuse!

Soyez maudits, jusqu'à la fin des temps!

Les policiers de Saint-Jérôme sont vraiment des criminels et Saint-Jérôme est une ville fasciste!

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