
On parle assez en ce moment, notamment
ici, de ce que Gaston Lagaffe a cinquante ans cette année, mais l'histoire de
Bécassine est à mon avis bien plus intéressante. Le personnage, encore aujourd'hui, n'est pas apprécié par tout le monde, il révèlerait, pour plusieurs, le mépris que l'on avait, au début du vingtième siècle, pour les paysans bretons. Bécassine, "une brave fille naïve à qui son ignorance de la vie parisienne ne cesse de faire commettre des bourdes", est apparue pour la première fois en 1905, dans le magazine
La Semaine de Suzette. Pour le Dictionnaire de la langue française informatisé, une bécassine est une femme stupide ou ridicule.
Philologue et sociologue, Jacques Dubois, sur Proust et Stendhal: "
C'est Proust qui m'a conduit à Stendhal. Les deux écrivains ont en commun une manière spécifique d'approcher la vie des salons. L'un et l'autre éprouvent un très grand désenchantement qui finit par produire son propre enchantement. Ils ont un tel plaisir à ironiser sur les pratiques humaines qu'ils s'épargnent toutes les dépressions nerveuses." --
Le Soir (Belgique).
Bon, on apprend, par la
Grande Rousse, que la petite queue du béret en son centre est un cabillou. Il s’agit maintenant de trouver à quoi sert le cabillou. Je n'en vois qu’une seule utilité: faire parler les gens.
Il y a
Lulu.com, qui fait plus sérieux, mais il y a aussi
Jets d'encre, et je pourrais en trouver quelques autres si je voulais. Et tout ce monde veut votre fortune littéraire, et souvent aussi votre argent... Sur ce dernier site, dans la FAQ, à la question: "Suis-je sûr d’être publié?" La réponse est: oui. Ça veut dire que l'on peut leur envoyer n'importe quelle merde, pour se retrouver avec une jolie facture au bout du compte. La façon a changé depuis que
la Pensée universelle annonçait à pleines pages dans
le Magazine littéraire, mais le fond reste le même.