vendredi 9 mars 2007
L'écrivain et l'animal
Dans le Figaro, Élisabeth de Fontenay, auteure du Silence des bêtes, parle de la relation entre l'écrivain et l'animal:"Il est difficile, sans tomber dans l'anecdote, de dissocier l'attachement à son propre animal de la sollicitude portée aux animaux. Maeterlinck avait un petit bouledogue, Pelléas, et il a écrit sur sa mort des pages inoubliables. Thomas Mann a raconté la vie de son chien, Bauschann. Colette n'a jamais vécu sans chats et chiens et, à maintes reprises, elle a mis en scène et raconté ses bêtes. Paul Morand avait des chevaux et il a parlé magnifiquement d'une jument dans Milady. Romain Gary a écrit Les Racines du ciel, pour dénoncer l'extermination des éléphants, mais c'est à son chien qu'il vouait un amour sans réserve. Je me méfie en revanche de cette passion dévorante pour les chats, chez deux des auteurs que vous citez [en fait, l'interviewer, dans sa question, parlait de Céline et de Léautaud], passion qui allait de pair avec la détestation de certaines parties de l'humanité."
