samedi 15 octobre 2005
Une langue unique
"Perclus d'archaïsmes et truffé d'anglicismes, le français québécois contemporain? Au contraire! Le français du Québec est une langue pleine de vitalité, riche et innovatrice, qui se distingue par sa capacité d'inventer des mots pour désigner des réalités nouvelles, propres au Québec (câblodistributeur, cégep, pourvoirie) ou non (aluminerie, babillard, vol nolisé), ou encore pour éviter les emprunts à l'anglais. Ainsi, la création des néologismes dépanneur, motoneige, téléavertisseur ou courriel révèle la détermination des francophones du Québec à ne pas démissionner devant le raz-de-marée anglo-saxon et à puiser plutôt dans les ressources de leur langue. Le français québécois se distingue aussi par l'utilisation de mots venus de France, oubliés par la majorité des autres francophones, mais dont l'usage s'est maintenu au Québec et en Amérique française. Achalandage, avant-midi, bec (au sens de baiser), bleuet (pour désigner le fruit plutôt que la fleur bleue), creux (au sens de profond), croche (au sens de crochu et de malhonnête), écornifler (au sens d'épier), frasil, piger (au sens de prendre) et traversier sont des exemples de québécismes originaires de France." (voir tout l'article dans le dernier numéro du magazine L'Actualité: 15 octobre 2005).
L'auteure, Marie-Éva de Villers, a publié un Multidictionnaire de la langue française, et, très bientôt, Le vif désir de durer.
L'auteure, Marie-Éva de Villers, a publié un Multidictionnaire de la langue française, et, très bientôt, Le vif désir de durer.
