samedi 31 décembre 2005
Les livres qui ont façonné l'identité québécoise
La Literary Review of Canada publiait, le mois dernier, une liste des 100 livres canadiens les plus importants. "Les éditeurs du magazine ont expliqué que les livres n'avaient pas été choisis selon leur mérite littéraire, mais plutôt selon leur contribution à forger l'identité du pays", explique-t-on à l'émission Maisonneuve à l'écoute, de la radio de Radio-Canada, consacrée au sujet, le 28 décembre. Cette page recense les cent titres. C'est en anglais, ce qui explique très certainement que peu d'oeuvres québécoises se retrouvent dans la liste: bien sûr, on y trouve Maria Chapdelaine de Louis Hémon, mais aussi les Belles-soeurs de Michel Tremblay et La Sagouine d'Antonine Maillet.
Les conteurs, eux, ne cherchent pas de midi à quatorze heures les raisons qui expliqueraient ce renouveau du conte : «Le conte est tellement convivial que ça fait peur, s’exclame Isabelle St-Pierre, conteuse et productrice. Il s’adresse à tout le monde, âge, sexe et statut social confondus. Il existe environ une cinquantaine de versions de La Corriveau, toutes liées aux particularités des communautés dans lesquelles elles ont surgi. C’est le contraire de la télé, avec ses images préfabriquées. Un conteur, c’est interactif, ça existe pour redonner la parole aux gens, en contexte. Il te donne à voir, il te fait redécouvrir que tu as un imaginaire. Quand tu es petit, tu vois les choses, mais à l’âge adulte, l’écran devient pas mal noir. C’est pour ça que les gens aiment tellement le conte.» -- Tout l'article: 