La Bibliothèque électronique du Québec

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jeudi 30 mars 2006

Bibliothèques et Internet

"Une des raisons de l’échec de l’e-book est l’obligation de lire sur un écran. Lire sur un ordinateur est aussi inconfortable. Essayez de lire de la sorte pendant plus d’une heure d’affilée! (...) Les formats numériques sont mal adaptés à la lecture de textes longs. On regrettera sans tarder les bonnes pages papier et on en viendra tout simplement à imprimer le texte. C’est pourquoi les nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic) n’ont pas réduit la quantité de papier, au contraire. (...)

"Cela ne signifie pas que le livre numérique sur un e-book futur ou actuellement sur PC soit à rejeter. Ce qu’il faut, c’est utiliser au mieux les fonctionnalités des différents supports existants. Aucun nouveau support de l’information n’a fait disparaître le précédent. La société du savoir-papier se combine avec aisance à tous les supports. Le numérique n’a pas pour vocation de se substituer au livre mais de développer autour de celui-ci de nouvelles formes d’accès à la connaissance. Le livre tient bien le coup et connaît même une seconde jeunesse, peut-être grâce aux avantages que lui apporte l’électronique pour l’édition, l’impression et la commercialisation à distance."

Texte extrait d'un long article de Christine De Craecker: Bibliothèques et Internet.


mercredi 29 mars 2006

On ne badine pas avec l'amour, d'Alfred de Musset

Nouveauté: On ne badine pas avec l'amour, une comédie en trois actes d'Alfred de Musset.

"De 1833 à 1834, Alfred de Musset est l'amant passionné de George Sand, avec laquelle il part en Italie. Là, il publie les Contes d'Espagne et d'Italie — ses poèmes les plus célèbres sont Rolla et les Nuits. Mais Alfred de Musset tombe malade et George Sand devient l'amant de son médecin. Il rentre à Paris, où il fait jouer des comédies: Le Chandelier, On ne badine pas avec l'Amour, Il ne faut jurer de rien qui sont restées au répertoire du Théâtre-Français; il écrit également des nouvelles en prose et la Confession d'un Enfant du Siècle, son unique roman (dédié à George Sand)." -- d'après Wikipedia.

On ne badine pas avec l'amour. (PDF) 267 ko.


mardi 28 mars 2006

Chevalier de Lorimier

François-Marie-Thomas, Chevalier de Lorimier, né en 1803, est admis notaire en 1829. Il a alors 27 ans. Il commence alors à s’impliquer activement dans la vie politique. Puis, à la suite de son implication dans les rébellions de 1837 et 1838, il est traqué par la police. Il est fait prisonnier dans la nuit du 12 novembre 1838, près de la frontière américaine. Emprisonné à Montréal, il est condamné à mort le 11 janvier 1839, puis pendu le 15 février suivant avec d’autres compagnons. Avant de mourir, il a écrit une importante série de lettres, à ses amis et à sa famille. Le Chevalier de Lorimier fut "un citoyen intègre, doué d’un noble caractère et d’une belle âme", dit l’historien Thomas Chapais. Plus que tout autre, c’est le héros célébré des événements de 1837-38.

Dernières lettres d'un condamné. (PDF) 137 ko.

lundi 27 mars 2006

Jules-Paul Tardivel

Né aux États-Unis, Jules-Paul Tardivel avait un père d’origine française et une mère d’origine britannique; l’anglais était sa langue maternelle et pourtant il dénoncera l’anglicisation du peuple québécois. Il a appris le français au collège de Saint-Hyacinthe. Il a été journaliste. En 1878, il publie une biographie du pape Pie IX. Il a fondé en 1881 le journal La Vérité. Ennemi de Fréchette, des franc-maçons, Tardivel était un auteur militant ultramontain. Il a traduit le roman de Robert-Louis Stevenson, Docteur Jekill et Mister Hyde. En 1895, il a fait paraître un roman, Pour la patrie, roman d’anticipation utopiste, note Jacques Allard; d’autres parlent aussi du premier roman séparatiste au Québec, ou du premier roman de science-fiction connu au Québec. L’action se déroule en 1945.

Pour la patrie. (PDF) 572 ko.

Dans mon Journal 1998-2000, j'avais écrit:

"De tous les romans du 19ème siècle québécois que j’ai lus, Pour la Patrie de Jules-Paul Tardivel est sans doute l’un des plus mauvais. Mais il tient tout de même une place à part dans notre littérature. Cela est probablement dû à la personnalité de son auteur: une espèce d’hurluberlu ultramontain, né aux États-Unis, et dont la langue première était l’anglais, qui arrive au Québec à l’âge presque adulte, apprend le français en trois mouvements, paraît-il, et se met à écrire dans les journaux, en fonde même un, La Vérité; il trouvera même le tour, le finaud, de dénoncer l’anglicisation du Québec, lui, l’Américain. Le roman raconte les péripéties de deux hommes (un bon et un méchant!) dans un Québec indépendant (!) en 1945. Roman d’anticipation, donc, puisque le bouquin a paru en 1895. Mais inutile de raconter... C’est complètement imbuvable. Mais... le plaisir est ailleurs. Des oeuvres comme celles-là donnent un aperçu formidable sur ce que pouvait être le Québec d’alors, beaucoup mieux que nos téléromans de cuisine qui tentent de nous restituer une époque... avec des valeurs d’aujourd’hui. Et puis à plonger dans la vie de Tardivel, et à reluquer aussi un peu autour, on en apprend des choses sur l’histoire du Québec..."


samedi 18 mars 2006

Qui se souvient de Jacques Sternberg?

Il a publié des livres, et... il a tenu longtemps une chronique, parfois méchante, dans le Magazine littéraire. Dans le numéro 2049 (décembre 1979), il écrivait ceci:

"À l'heure exaltante et tellement imprévue des prix littéraires, il n'est peut-être pas inutile de jeter un bref coup d'oeil vers le passé relativement récent. Et de rendre un hommage ému aux vibrants et superbes écrivains que furent John Antoine Nau, Émile Moselly, Marius-Ary Leblond, André Savignon, Henri Malherbe, René Maran et Lucien Fabre. Tous des Prix Goncourt, pour leur génie bien sûr. Et Bernard Nabonne, Louis Francis, Jean Rogissart, Georges Govy. Tous les Renaudot. Sans oublier Colette Yver, Louis de Robert, Edmond Gojon, Charles Derennes, Dominique Dunois, Claude Silve, Anne-Marie Monnet, Maurice Larrouy. Tous dignes du Fémina. Eh! oui, la gloire littéraire peut parfois ne durer qu'un mois, faut s'y faire. Et elle n'aurait même pas duré une seconde si ces mêmes auteurs au lieu de décrocher un des prix du grand tiercé avaient reçu, haut la plume, l'Hector-Houdou, le Maille Latour, le Mayorkis, le Bourgelat, l'Estrade-Delcros, le Carlos de Lazerne, le Kastner-Boursault ou simplement le Jueau-Duvignaux, également des prix littéraires bien français."


vendredi 17 mars 2006

Hugo et Jésus

Dans le Nouvel Observateur, cette nouvelle amusante:

"Une Américaine a découvert par hasard en Louisiane une édition d'époque en 17 volumes des Misérables contenant ce qui semble être un mot d'amour et une note personnelle écrite de la main même de Victor Hugo.

"Margaret Cranwell a trouvé les 17 volumes dans un tas d'ordures dans une rue de Thibodaux, une ville située au sud-ouest de la Nouvelle Orléans, selon Jerry Laiche, propriétaire de la librairie Philosopher's Stone, à Covington (Louisiane).

"Margaret Cranwell a expliqué qu'elle a trouvé les livres en faisant du vélo l'été dernier quand elle a remarqué une pile de vieux livres recouverts de moississures trônant au milieu du tas d'ordures. Après avoir pris un livre de musique dont elle savait qu'il ferait plaisir à un ami, elle est rentrée pour le petit-déjeuner et pour dire ses prières du matin. "Et puis j'ai eu ce sentiment fort que Jésus me demandait d'aller chercher le reste des livres."


jeudi 16 mars 2006

Pourquoi écrivez-vous?

En mars 1985, le journal Libération avait fait paraître un numéro hors série d'une revue grand format et avait demandé à près de 400 écrivains du monde entier de répondre à cette question: Pourquoi écrivez-vous? On connaît la réponse de Samuel Beckett: "Bon qu'à ça." Mais il n'avait pas été le seul à faire court, même trop court parfois, si bien que cela pouvait ressembler à une formule, voire à un cliché.

Françoise Sagan: "Parce que j'adore ça."

Philippe Soupault: "Parce que cela m'amuse."

Doris Lessing: "J'écris parce que je suis un animal écrivant."

John Fowles: "Parce que je dois; et au fond, je dois parce que le réel de ce monde ne me satisfait point."

Gunther Kunert: "Cette question est très simple: j'écris pour vivre."

Gunther Grass: "J'écris parce que je ne peux pas faire autre chose."

Jan Erik Vold: "Parce que si je ne le faisais pas, une voix manquerait."

Robert Penn Warren: "C'est une question trop simple ou trop complexe pour y répondre."

Charles Bukowski: "Si je savais pourquoi j'écris, je n'en serais sûrement plus capable."

Paul Bowles: "J'écris parce que je suis encore au pays des vivants."

Manuel Vasquez Montalban: "J'ai commencé à écrire parce que je voulais être grand, riche et beau."

Et Isaac Asimov: "J'écris pour la même raison que je respire, parce que si je ne le faisais pas, je mourrais."


mardi 14 mars 2006

La nouvelle

Quelques liens très intéressants concernant la nouvelle: le récit littéraire, pas le fait divers.

Un tour du monde de la nouvelle en 80 recueils, par René Godenne. "La présentation de chaque titre mettra en avant un certain nombre de points fixes: une information bio-bibliographique concernant l'auteur, une analyse de l'oeuvre, les références d'éditions critiques, de rééditions modernes, d'études (qui seront toujours sélectives) - avec en illustration une reproduction de la page originale de titre et un ou des extraits de l'oeuvre." Intelligent et bien fait.

Du même auteur, Un nouvel inventaire de la nouvelle française au XIXe siècle, d'Atala (1801) au Livre des nouvelles (1899).

Nouvelles d'un genre dit mineur, par Hans-Jürgen Greif, de l'Université Laval.


lundi 13 mars 2006

Jules Verne - Le Libraire

Des documents intéressants en ligne:

Sur le très beau site, que j'ai déjà signalé, du Libraire, portail du livre au Québec, on peut télécharger le journal bimestriel Le Libraire; les anciens numéros les plus récents sont aussi disponibles en téléchargement.

Aussi, un dossier sur Jules Verne, par Jean-Paul Dekiss, sur le site adpf-publications, association pour la diffusion de la pensée française, par le Ministère des affaires étrangères de France. "Écrivain et cinéaste, Jean-Paul Dekiss a fondé la Revue de Jules Verne et les Rencontres internationales Jules Verne d'Amiens. Depuis 2003, il dirige le Centre International Jules Verne et est chargé de la programmation de la maison Jules Verne à Amiens." Le document fait 105 pages.

Jules Verne. (PDF) 2.3 Mo.


dimanche 12 mars 2006

Le loup-garou

"Les origines du mythe du loup-garou (la possibilité pour un être humain de se transformer en loup) n'ont jamais été clairement démontrées: elles sont pourtant de toute évidence fort anciennes et communes à de nombreux peuples. Le loup-garou relève de la tradition fantastique. Il s'agit d'un homme qui, grâce à des pouvoirs particuliers, se transforme en loup et qui assume donc tous les caractères que l'on attribue à cet animal: puissance musculaire, agilité, ruse et férocité. Cette forme peut être temporaire ou définitive. La tradition veut qu'ils conservent, après leur métamorphose, deux de leurs caractéristiques: leurs voix et leurs yeux. Par ailleurs, certains indices trahissent le loup-garou qui a repris son apparence humaine: ses sourcils se rejoignent au-dessus de son nez, ses ongles présentent une teinture rougeâtre, le majeur est particulièrement long et ses oreilles sont implantées assez bas et en arrière sur la tête. Restent les mains et les pieds velus à signaler." -- par Fabrice Bonvin.

Plusieurs contes québécois du dix-neuvième siècle ont pour thème le loup-garou; ils sont tous à connotation religieuse. "Devient loup-garou celui qui a manqué à ses devoirs religieux, négligé, par exemple, de faire ses pâques; il sera libéré lorsqu’une blessure lui fera perdre quelques gouttes de sang." Voici un recueil de huit de ces contes québécois.

Histoires de loups-garous. (PDF) 391 ko.


Lien:

Le loup-garou, sur Wikipedia.


mercredi 8 mars 2006

L'effrayante aventure, de Jules Lermina

Nouveauté: L'effrayante aventure, un roman de Jules Lermina, que l'on pourrait dire de science-fiction ou même de fantastique et qui fait penser à un mauvais Jules Verne: un savant découvre une matière aux propriétés exceptionnelles.

L'effrayante aventure. (PDF) 557 ko.

"Dès 1859, Lermina commence une carrière de journaliste, collabore au Diogène, au Petit Journal, au Journal littéraire et au Soleil. Dès qu’il devient rédacteur en chef du Soleil, il lui donne une ligne politique très marquée par son opposition au Second Empire. En 1867, Lermina fonde et dirige Le Corsaire. Il est arrêté et emprisonné à Mazas pour la première fois. A sa sortie de prison, il reçoit une lettre de soutien de la part de Victor Hugo. Le Corsaire en faillite est remplacé par le Satan, tout aussi virulent dans la défense des valeurs républicaines. En 1870, Il s’inspire de Proudhon pour une brochure incendiaire: À MM. les propriétaires! Plus de loyers! Ses multiples écrits polémiques lui valent d’être condamné à deux ans de prison, mais avec la proclamation de la République il est libéré." -- plus, sur le site Le roman d'aventures.

Aussi disponible à la Bibliothèque, de Jules Lermina, deux courts récits fantastiques: La deux fois morte et L'élixir de vie.


mardi 7 mars 2006

Le livre numérique - Cyberpresse

"Les ventes de livres électroniques pourraient représenter de 10 à 20 % de l'ensemble des ventes de livres d'ici 20 ans, selon des spécialistes du domaine. Mais pour plusieurs, cela demeure encore très hypothétique."

Tout l'article:

Vers le livre électronique?, par Pierre Pelchat, dans Le Soleil, 6 mars 2006.


 

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