jeudi 30 mars 2006
Bibliothèques et Internet
"Une des raisons de l’échec de l’e-book est l’obligation de lire sur un écran. Lire sur un ordinateur est aussi inconfortable. Essayez de lire de la sorte pendant plus d’une heure d’affilée! (...) Les formats numériques sont mal adaptés à la lecture de textes longs. On regrettera sans tarder les bonnes pages papier et on en viendra tout simplement à imprimer le texte. C’est pourquoi les nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic) n’ont pas réduit la quantité de papier, au contraire. (...)"Cela ne signifie pas que le livre numérique sur un e-book futur ou actuellement sur PC soit à rejeter. Ce qu’il faut, c’est utiliser au mieux les fonctionnalités des différents supports existants. Aucun nouveau support de l’information n’a fait disparaître le précédent. La société du savoir-papier se combine avec aisance à tous les supports. Le numérique n’a pas pour vocation de se substituer au livre mais de développer autour de celui-ci de nouvelles formes d’accès à la connaissance. Le livre tient bien le coup et connaît même une seconde jeunesse, peut-être grâce aux avantages que lui apporte l’électronique pour l’édition, l’impression et la commercialisation à distance."
Texte extrait d'un long article de Christine De Craecker: Bibliothèques et Internet.
Nouveauté: On ne badine pas avec l'amour, une comédie en trois actes d'Alfred de Musset.
François-Marie-Thomas, Chevalier de Lorimier, né en 1803, est admis notaire en 1829. Il a alors 27 ans. Il commence alors à s’impliquer activement dans la vie politique. Puis, à la suite de son implication dans les rébellions de 1837 et 1838, il est traqué par la police. Il est fait prisonnier dans la nuit du 12 novembre 1838, près de la frontière américaine. Emprisonné à Montréal, il est condamné à mort le 11 janvier 1839, puis pendu le 15 février suivant avec d’autres compagnons. Avant de mourir, il a écrit une importante série de lettres, à ses amis et à sa famille. Le Chevalier de Lorimier fut "un citoyen intègre, doué d’un noble caractère et d’une belle âme", dit l’historien Thomas Chapais. Plus que tout autre, c’est le héros célébré des événements de 1837-38.
Né aux États-Unis, Jules-Paul Tardivel avait un père d’origine française et une mère d’origine britannique; l’anglais était sa langue maternelle et pourtant il dénoncera l’anglicisation du peuple québécois. Il a appris le français au collège de Saint-Hyacinthe. Il a été journaliste. En 1878, il publie une biographie du pape Pie IX. Il a fondé en 1881 le journal La Vérité. Ennemi de Fréchette, des franc-maçons, Tardivel était un auteur militant ultramontain. Il a traduit le roman de Robert-Louis Stevenson, Docteur Jekill et Mister Hyde. En 1895, il a fait paraître un roman, Pour la patrie, roman d’anticipation utopiste, note Jacques Allard; d’autres parlent aussi du premier roman séparatiste au Québec, ou du premier roman de science-fiction connu au Québec. L’action se déroule en 1945.
Il a publié des livres, et... il a tenu longtemps une chronique, parfois méchante, dans le Magazine littéraire. Dans le numéro 2049 (décembre 1979), il écrivait ceci:
Dans le
"Les origines du mythe du loup-garou (la possibilité pour un être humain de se transformer en loup) n'ont jamais été clairement démontrées: elles sont pourtant de toute évidence fort anciennes et communes à de nombreux peuples. Le loup-garou relève de la tradition fantastique. Il s'agit d'un homme qui, grâce à des pouvoirs particuliers, se transforme en loup et qui assume donc tous les caractères que l'on attribue à cet animal: puissance musculaire, agilité, ruse et férocité. Cette forme peut être temporaire ou définitive. La tradition veut qu'ils conservent, après leur métamorphose, deux de leurs caractéristiques: leurs voix et leurs yeux. Par ailleurs, certains indices trahissent le loup-garou qui a repris son apparence humaine: ses sourcils se rejoignent au-dessus de son nez, ses ongles présentent une teinture rougeâtre, le majeur est particulièrement long et ses oreilles sont implantées assez bas et en arrière sur la tête. Restent les mains et les pieds velus à signaler." -- par
Nouveauté: L'effrayante aventure, un roman de Jules Lermina, que l'on pourrait dire de science-fiction ou même de fantastique et qui fait penser à un mauvais Jules Verne: un savant découvre une matière aux propriétés exceptionnelles.